Bruxelles, 17/02/2014 (Agence Europe) - La résilience des banques systémiques, la fin des entités financières 'trop grosses pour faire faillite', la mitigation des risques du secteur bancaire parallèle et la sécurité des marchés des produits dérivés constituent les priorités de la présidence australienne du G20 pour 2014. Quatre axes de travail que les Européens partagent totalement.
« Nous marquons notre accord avec la présidence du G20 qui se focalise sur quatre domaines clés de réforme en vue du Sommet de Brisbane: favoriser la résilience des institutions financières, mettre fin au 'two big to fail', affronter les risques du 'shadow banking' et rendre les marchés de dérivés plus sûrs », déclarent les Européens dans un projet de position commune que le Conseil Écofin avalisera, ce mardi, et que les pays de l'UE membres du G20 défendront lors du 'G20 Finances' (Sydney, 21-23 février) (voir Twitter @AgencEurope). Et de citer d'autres thèmes d'importance tels que la résolution des institutions financières et la réduction de la dépendance vis-à-vis des agences de notation financière.
Les Européens se rendront en Australie pour faire valoir l'amélioration de la situation économique sur leur continent, les derniers chiffres disponibles faisant état d'une croissance dans l'eurozone et l'UE respectivement de 0,3% et de 0,4% du PIB. « Des risques importants demeurent (sur l'économie) et la reprise est toujours faible et inégale », nuancent-ils. Les Européens prennent note des récentes évolutions sur les marchés financiers des pays émergents. Nous réitérons la déclaration du sommet de Saint-Pétersbourg selon laquelle « des politiques macroéconomiques saines, des réformes structurelles et des cadres prudentiels solides permettraient à ces pays de mieux faire face aux défis associés à la volatilité des marchés financiers », soulignent-ils (EUROPE 10916).
Sur le plan budgétaire, les Européens soutiennent la volonté de la présidence australienne d'accompagner les pays membres dans « l'élaboration de stratégies ambitieuses et complètes pour la croissance » qui devraient inclure des mesures concrètes pour « renforcer l'investissement, l'emploi, le commerce et la concurrence ». Il est important que le G20 réaffirme en février le Plan d'action de Saint-Pétersbourg même si le soutien de la croissance ne doit pas être compromis par la nécessité de maintenir les finances publiques sur une trajectoire durable, rappellent-ils. (MB)