Bruxelles, 17/02/2014 (Agence Europe) - Une Écosse indépendante et membre de l'UE ? Difficile, voire impossible, selon le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La date du référendum sur le dossier approche (18 septembre 2014).
Au nom de la Commission européenne, d'habitude réservée sur ces questions internes, José Manuel Barroso a estimé qu'il serait « extrêmement difficile, voire impossible, pour une Écosse indépendante d'intégrer l'UE, car l'adhésion à l'UE d'un État issu d'un pays membre de l'Union doit être approuvée par tous les autres membres de l'Union européenne », a-t-il déclaré à la BBC à Londres le 16 février. Il a évoqué le fait qu'il serait en effet « très difficile d'obtenir l'assentiment de tous les États membres pour intégrer un nouvel État membre issu d'un pays déjà dans l'UE ». Il a pris comme exemple le fait que l'Espagne bloque la reconnaissance du Kosovo en tant que nouvel État créé.
Le lendemain de cette déclaration polémique de M. Barroso, la porte-parole de la Commission, Mme Pia Arenkhilde, a précisé que le président faisait bien référence à un cas hypothétique où il y aurait des parties de l'UE quittant l'Union qui devraient faire des démarches pour réintégrer celle-ci. Elle a précisé que José Manuel Barroso ne voulait en aucun cas interférer dans le processus démocratique en cours.
La porte-parole a aussi précisé qu'aucune analyse détaillée d'un nouvel État indépendant au sein de l'UE n'était en cours au sein de l'exécutif européen. Il faudrait pour cela se fonder sur un scénario précis à la demande d'un État membre. La question devient toutefois de plus en plus pressante, puisqu'un autre scrutin indépendantiste majeur aura lieu cet automne en Catalogne (Espagne). (MD)