Bruxelles, 11/02/2014 (Agence Europe) - À l'occasion de la « Journée européenne du 112 », célébrée le 11 février, les députées européennes Adina-Ioana Valean (ADLE, roumaine) et Bernadette Vergnaud (S&D, française) ainsi que des représentants de la société civile, dont l'EENA (Association du numéro d'urgence européen), ont critiqué la Commission européenne « pour son manque d'initiative dans l'amélioration du fonctionnement » du 112. La Commission n'a pas mis en oeuvre des obligations pour les opérateurs de réseaux mobiles afin qu'ils fournissent aux services d'urgence des informations précises sur la localisation de l'appelant, dénoncent-ils, en citant plusieurs exemples de cas où le 112 a dysfonctionné, avec des conséquences parfois fatales pour les appelants. Alors que le PE a fortement encouragé une amélioration du 112, la Commission n'a rien fait de concret, estime Mme Vergnaud. « C'est déconcertant, Neelie Kroes n'a pas promu ce service, alors que c'est un exemple clair de ce que l'UE peut faire concrètement pour ses citoyens ; j'implore la Commission d'agir de manière urgente au nom de la sécurité de ses citoyens et d'exiger plus de la part des États membres », a déclaré la députée. Le président du Comité consultatif de l'EENA, Demetrios Pyrros, s'interroge pour sa part sur les millions d'euros investis par la Commission pour rendre l'eCall obligatoire dès octobre 2015, alors qu'il ne représente que 1,7% du nombre total d'appels aux numéros d'urgence. Pour la Commission, ce sont les États membres qu'il faut blâmer: « Assurer la localisation de l'appelant est de la responsabilité des gouvernements nationaux, ce n'est pas la responsabilité de l'UE (…) la Commission n'a pas le pouvoir d'établir des critères (…), mais nous avons fait une piqûre de rappel aux États membres avec une lettre envoyée aux ministres », a répliqué Ryan Heath, le porte-parole de Neelie Kroes (EUROPE 11015).
Une étude Eurobaromètre publiée le 11 février, sur base d'une enquête menée fin janvier 2014, révèle que 49% des Européens ne connaissent toujours pas le 112. Le plus grand manque d'information est constaté en Grèce (10% des Grecs seulement connaissent le 112) et au Royaume-Uni (18% ). Avec un taux de 80%, les Luxembourgeois sont les mieux informés, devant les Roumains (71%), les Polonais et les Bulgares (70% chacun). Neelie Kroes a déclaré: « Je m'inquiète que les citoyens méconnaissent cet important service de base et que les gouvernements nationaux n'agissent pas davantage pour attirer leur attention. L'UE a mis ce service en place, à présent les autres parties doivent également assumer leurs responsabilités. » (IL)