Strasbourg, 07/02/2014 (Agence Europe) - Condamnant fermement tous les actes de violence, de terrorisme, de harcèlement, les discours de haine et la censure, les députés européens ont exhorté, jeudi 6 février, tous les acteurs politiques et les forces de sécurité en Égypte à la plus grande retenue et à éviter la provocation. Dans une résolution commune, les députés demandent aux autorités provisoires et aux forces de sécurité d'assurer la sécurité de tous les citoyens et de s'engager en faveur du dialogue et de la non-violence. Ils soulignent de nouveau que la réconciliation et un processus politique inclusif dirigé par des civils, avec la participation de tous les acteurs politiques démocratiques, sont des éléments essentiels de la transition démocratique.
Ainsi, prenant note de la nouvelle Constitution, approuvée par le référendum des 14 et 15 janvier, le Parlement appelle à la mise en oeuvre pleine et effective des dispositions relatives aux libertés fondamentales - y compris les libertés de réunion, d'association et d'expression - et aux droits de l'homme dans cette nouvelle constitution. Le PE s'inquiète de certains articles liés aux forces armées. Il regrette aussi les affrontements violents avant, pendant et après le référendum, qui ont conduit à des morts. La tenue d'élections parlementaires et présidentielles libres et équitables dans les délais définis par la nouvelle Constitution est une autre étape « cruciale » dans ce processus de transition, ajoutent les députés, qui invitent le gouvernement à demander le déploiement d'une mission d'observation de l'UE pour surveiller les prochaines élections présidentielles.
Le Conseil des Affaires étrangères discutera de la situation en Égypte lundi 10 février. (CG)