Bruxelles, 07/02/2014 (Agence Europe) - Les ministres de l'Agriculture des 13 États membres du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), réunis à Alger le 6 février, ont rappelé le devoir de veiller à la sécurité alimentaire en Méditerranée. L'UE et la FAO sont appelées à soutenir la définition d'une stratégie et sa mise en oeuvre. La sécurité alimentaire, selon un texte commun final, sera assurée, ont-ils souligné au terme de leur 10ème session annuelle, sur base de « multiples facteurs qu'ils soient agricoles, environnementaux, démographiques, sociaux, territoriaux, économiques ou politiques ». La question doit être reliée au développement, la stabilité et la paix dans la région.
Dans cette perspective, les ministres ont souligné « l'importance de la coopération entre pays méditerranéens pour relever les défis de la sécurité alimentaire, notamment à travers les échanges d'expériences sur les politiques agricoles et alimentaires ainsi qu'une meilleure maîtrise des marchés et des produits alimentaires ». Ils recommandent toutefois que les stratégies à mettre en oeuvre soient « adaptées aux situations locales et (de) mobiliser des financements qui puissent s'inscrire dans le temps ». Les pays du bassin méditerranéen dans leur ensemble sont invités à « mener des politiques nationales et régionales de développement agricole, agroalimentaire et rural » et de définir « des stratégies alimentaires écologiquement et socialement responsables » et de cibler leur action sur un « modèle de développement rural durable axé sur l'emploi et la croissance ».
L'UE est appelée à « confirmer son engagement en faveur de l'agriculture, de l'alimentation et des territoires ruraux en Méditerranée, par la poursuite de son soutien aux activités de coopération et de recherche, à travers l'initiative ENPARD, le programme Horizon 2020 ou l'article 185 pour la recherche et l'innovation ».
L'UE et la FAO sont également invitées à « définir un agenda stratégique de coopération commun en faveur du développement agricole, alimentaire et rural en Méditerranée ». La recommandation est de veiller à la « cohérence » entre les « liens opérationnels » et « les activités de coopération et les dimensions recherche/innovation des projets régionaux en cours ».
Le CIHEAM voit son rôle confirmé et les pays représentés ont estimé qu'il « offre un cadre approprié pour l'identification des intérêts mutuels dans le domaine du développement agricole et rural, de la sécurité alimentaire, de la gestion durable des ressources naturelles et de la soutenabilité des systèmes alimentaires ».
Le CIHEAM a pour mission de « renforcer les instruments et les réseaux » et de soutenir « la mobilité des chercheurs et des experts, de faciliter les échanges de bonnes pratiques entre acteurs des territoires ruraux », de considérer le rôle des femmes et des jeunes en agriculture, de promouvoir des initiatives en vue de lutter contre le gaspillage alimentaire et de mettre en place des actions pour la gestion des ressources naturelles tenant compte des effets des changements climatiques. (FB)