Bruxelles, 07/02/2014 (Agence Europe) - La voie de Jean-Claude Juncker, candidat au sein du PPE à la succession de José Manuel Barroso, semble se dégager un peu plus chaque jour. Angela Merkel, la chancelière allemande, a publiquement affiché jeudi 6 février sa « sympathie » pour l'ex-président de l'Eurogroupe. Le Premier ministre finlandais, candidat potentiel, a infirmé les ambitions qui lui étaient prêtées jusqu'ici pour ce poste.
C'est lors d'une conférence de presse du nouveau Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, en visite jeudi 6 février à Berlin, que la chancelière a dit son intérêt pour Jean-Claude Juncker. « Ce n'est pas un secret que j'ai beaucoup de sympathie » pour Jean-Claude Juncker, même si « une décision en ce sens n'a pas encore été prise au sein du PPE », a-t-elle nuancé. Le site Euractiv rapporte jeudi des propos de personnes proches du Premier ministre Jyrki Katainen, selon lesquels ce dernier ne déposerait pas sa candidature. Une confirmation donnée plus précisément par Pasi Rajala, conseiller spécial sur les affaires européennes du Premier ministre.
Restent donc en lice M. Juncker, soutenu par son pays, et le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, dont le soutien à Paris est plus flou. Le nom de l'ancien Premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, continue de circuler. La presse britannique, elle, au diapason du Premier ministre, David Cameron, fait campagne pour l'actuelle patronne du FMI, Christine Lagarde, technocrate idéale qui serait, selon The Economist ou le Financial Times, parfaite pour occuper le poste de M. Barroso. Le processus de dépôt officiel des candidatures au PPE doit démarrer le 13 février. Le choix définitif interviendra à Dublin les 6 et 7 mars. (SP)