Bruxelles, 07/02/2014 (Agence Europe) - La situation en République centrafricaine sera de nouveau à l'ordre du jour du Conseil Affaires étrangères qui se réunit, lundi 7 février à Bruxelles, pour faire le point sur les derniers développements politiques, sécuritaires et humanitaires de la crise et de la réponse européenne en coordination avec l'ONU et l'Union africaine. Le dernier feu vert du Conseil requis pour donner une base juridique à la force européenne d'au moins 500 hommes, qui doit être déployée dans la région de Bangui, est la seule décision escomptée (voir autre nouvelle).
Les conclusions du Conseil devraient saluer la mise en place des nouvelles autorités de transition en conformité avec la Charte constitutionnelle et l'opportunité ainsi offerte, sous l'autorité de Mme Catherine Samba Panza, de relancer la transition jusqu'aux élections générales prévues au début de 2015. L'UE invitera les autorités de transition à coopérer pour s'attaquer à l'immensité des défis auquels leur pays est confronté et les assurera de son soutien pour mettre en oeuvre l'accord de transition, restaurer l'ordre public et répondre aux besoins de la population. Le Conseil devrait réitérer sa profonde préoccupation face à l'escalade du cycle de violences et de représailles aux conséquences dévastatrices pour les populations civiles. Les conclusions devraient consigner que, au-delà des 50 millions d'euros alloués à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), l'UE est prête à apporter une nouvelle aide de l'ordre de 25 millions d'euros (EUROPE 11009) et à poursuivre son aide humanitaire. À ce jour, l'aide de l'UE apportée à cette crise dépasse les 200 millions d'euros. (AN)