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Bulletin Quotidien Europe N° 11004
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Cadre 2030, grogne du secteur de l'énergie durable

Bruxelles, 24/01/2014 (Agence Europe) - Le cadre proposé par la Commission, le 23 janvier, pour régir les politiques climatiques et énergétiques de l'UE à l'horizon 2030 - objectif contraignant de réduction de 40% des émissions de CO2, objectif d'au moins 27% d'énergies renouvelables dans la consommation totale d'energie, et pas d'objectif d'efficacité énergétique - est jugé insuffisant par les acteurs du secteur de l'énergie durable.

Le conseil européen des renouvelables (EREC), qui défend l'industrie des énergies vertes, déplore l'insuffisance de l'objectif assigné aux renouvelables, rappelant qu'un objectif de 30% permettrait de réduire la facture d'énergie fossile de 258 milliards d'euros et créerait 600 000 emplois, et qu'un objectif de 35% réduirait la facture d'énergie fossile de 358 milliards d'euros. « En 2008, la Commission a envoyé le signal aux investisseurs que les énergies renouvelables devaient être l'avenir pour l'Europe. Maintenant, elle agit en sens inverse, en fixant un plafond pour les énergies renouvelables, et pas un objectif pour 2030 », peste l'association, rappelant qu'un scénario présenté par la Commission en décembre 2013 montre que les renouvelables pourraient atteindre une part de 24,4% sans nouvelle politique en place. « Il n'y a pas meilleure manière d'encourager l'investissement à fuir », ajoute l'association. EREC espère un renforcement du cadre lors du Conseil européen de printemps, incluant un objectif contraignant de 45% pour les renouvelables.

Du côté de l'industrie des biocarburants, l'association des producteurs de bioéthanol e-Pure juge que les industriels des combustibles fossiles seront « les seuls gagnants » du cadre proposé. Pour les producteurs européens de biodiesel (EBB), l'industrie des biocarburants risque une fuite des investisseurs, en particulier pour la R&D dans les biocarburants avancés, si les objectifs post-2020 ne sont pas renforcés.

La coalition des économies d'énergie déplore l'absence d'un objectif pour l'efficacité énergétique, mais garde espoir puisque l'exécutif européen se laisse une « dernière chance » avec la révision de la directive 'efficacité énergétique' programmée pour juillet prochain. Citant une étude du Fraunhofer Institute en 2013, l'association rappelle que l'UE a un potentiel de 41% d'économie des coûts de l'énergie finale pour 2030, qui permettrait de réduire de 49 à 61% les émissions de CO2 et de faire économiser aux ménages et à l'industrie 239 milliards d'euros par an d'ici 2030. L'association des industries de l'isolation (Eurima) regrette aussi l'absence d'un objectif pour l'efficacité énergétique. Enfin, le secteur de la chaleur et du refroidissement (heating & cooling) - bioénergie, thermosolaire, géothermie, pompes à chaleur, services d'énergie intelligent - regrette le « manque d'ambition » du cadre proposé qui se concentre seulement sur la réduction des émissions et néglige un secteur qui compte pour la plus grande part de consommation d'énergie finale (45%). (EH)

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