Bruxelles, 24/01/2014 (Agence Europe) - Une nouvelle directive devrait donner un coup de pouce au recours à la facturation électronique par les autorités publiques dans le cadre de marchés publics. Le COREPER a approuvé, vendredi 24 janvier, un accord provisoire sur l'e-facturation dégagé en début de semaine entre le Parlement et la présidence grecque. Le commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier, a salué « le passage du support papier à la facturation entièrement automatisée qui permettra de réduire considérablement les coûts et contribuera à la lutte contre la fraude ». L'accord prévoit que des standards communs soient développés et testés par les administrations d'ici trois ans afin d'harmoniser les divers systèmes de facturations qui coexistent. Les gouvernements centraux auront ensuite un an et demi pour avoir recours à ces standards. Plus de temps est laissé aux autorités régionales qui devront avoir recours à la facturation électronique dans les 30 mois après la publication de standards européens. Ces délais de transposition ont dominé les négociations. Le Conseil aurait souhaité un calendrier de transposition plus long. L'e-facture est un élément clé pour la modernisation des autorités publiques, leur permettant un gain de temps et d'argent, et pour l'accès aux marchés par les PME. Alors qu'actuellement les factures électroniques représentent moins de 15% des facturations en Europe, un recours plus systématique à celles-ci permettrait d'économiser jusqu'à 2,3 milliards d'euros par an. (MD)