Bruxelles, 17/01/2014 (Agence Europe) - La proposition très controversée de la Commission européenne visant à autoriser la culture de maïs génétiquement modifié MON 1507 de Pionneer-Dupont sera rediscutée en groupe de travail du Conseil de l'UE mardi 21 février et non pas au Conseil Agriculture du 17 février. C'est ce qui a été décidé vendredi par la présidence, à l'issue de l'échange de vues des ambassadeurs de l'UE réunis en Coreper pour tenter de trancher un casse-tête juridique, mais politique aussi (EUROPE 10997).
Le Conseil a jusqu'au 12 février pour se prononcer à la majorité qualifiée pour approuver ou rejeter la proposition. Or, il n'est pas possible d'avancer au 10 février la date du Conseil Agriculture prévu pour le 17 février, et le service juridique a indiqué qu'il était impossible de différer la date butoir du 12 février. La présidence grecque prévoit donc toujours d'inscrire le sujet, sans débat, en marge du Conseil ÉCOFIN du 28 janvier, mais la France, qui réclame à corps et à cri un débat ministériel pour une remise à plat de la procédure d'autorisation des OGM dans l'UE, a fait savoir qu'elle demanderait une discussion à l'ÉCOFIN. Dans cette exigence de débat ministériel, elle est soutenue par plusieurs pays (comme la Hongrie, le Danemark, Chypre, l'Autriche, la Croatie et l'Irlande) opposés à la proposition de la Commission, mais aussi par des États membres plutôt favorables à la proposition (comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la République tchèque). D'autres pays comme l'Espagne et la Finlande sont en faveur de l'autorisation de la culture de ce maïs transgénique, mais plutôt souples sur la procédure. D'autres, comme l'Allemagne, le Portugal et la Hongrie, veulent attendre le débat en groupe de travail et la prise en compte de leurs suggetions d'amendements du texte avant de se prononcer. (AN)