Bruxelles, 17/01/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté, vendredi 17 janvier, sa nouvelle proposition visant à renforcer le réseau paneuropéen de recherche d'emploi EURES, qui fonctionne essentiellement à travers un site web, vitrine du 'marché du travail européen'. Proposer davantage d'emplois et accroître la correspondance entre les offres et les demandes sont les deux points clés de cette proposition, qui se justifie notamment, selon la Commission, par une demande accrue des Européens à pouvoir facilement aller travailler dans un autre État membre.
Créé en 1993, le réseau EURES (European Employment Services) a subi déjà quelques adaptations au fil du temps, dont une tout récemment, initiée par la Commission en novembre 2012. Aujourd'hui, c'est une nouvelle réforme, avec cette fois l'idée de lancer surtout cinq chantiers: - faire augmenter le nombre d'offres d'emploi, en y incluant celles issues des services privés de l'emploi ; - faire un saut technologique et permettre une correspondance automatique entre les offres d'emploi et les C.V. ; - mettre à la disposition de tout le monde des informations générales sur le marché du travail européen et sur EURES ; - offrir de nouveaux services d'aide aux candidats et aux employeurs pour faciliter la mobilité intra-européenne ; - améliorer la coordination et l'échange d'informations entre les États membres concernant leurs pénuries et excédents de main-d'oeuvre.
C'est « une démarche ambitieuse pour lutter contre le chômage de manière très concrète », a affirmé le commissaire à l'Emploi et aux Affaires sociales, Laszlo Andor. Selon lui, cette nouvelle proposition doit « permettre de remédier en partie aux déséquilibres sur les marchés du travail en maximisant les échanges d'offres d'emploi dans toute l'Union et en garantissant une mise en correspondance plus juste de l'offre et de la demande. Le nouveau réseau EURES permettrait de faciliter la mobilité des travailleurs et contribuerait de ce fait à un marché de l'emploi européen réellement intégré », relate un communiqué. Le Parlement européen et le Conseil doivent examiner la proposition.
La Commission a profité de cette occasion pour rappeler qu'il reste deux millions de postes à pourvoir au sein de l'UE, mais que seulement 700 000 Européens se décident chaque année à partir tenter leur chance dans un autre État membre. Ils sont aujourd'hui 4,7 millions à avoir fait ce choix. C'est trop peu pour la Commission, qui y voit un moyen d'atténuer le déséquilibre qu'a créé en Europe la crise financière et économique depuis 2008. Les Européens semblent être toutefois de plus en plus tentés par cette expérience, du moins au regard du nombre d'inscrits sur le site web d'EURES, qui est passé de 175 000 en 2007 à 1 100 000 en 2013. (JK)