Bruxelles, 17/01/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères européens vont une nouvelle fois discuter, lundi 20 janvier, du processus de paix au Proche-Orient, alors que les relations entre Européens et Israéliens continuent à être tendues. Les ambassadeurs français, italien, espagnol et britannique ont été convoqués par Israël le 17 janvier, en réponse à la convocation des ambassadeurs israéliens dans ces pays pour s'expliquer sur la poursuite de la colonisation (EUROPE 10995). Pour le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, la position de ces ambassadeurs est « sans cesse partiale contre Israël et en faveur des Palestiniens, ce qui est inacceptable et donne l'impression qu'ils ne font que chercher des moyens de blâmer Israël ». L'UE rappelle régulièrement qu'elle est opposée à la colonisation, illégale au regard du droit international. « L'UE convoque des ambassadeurs à cause de la construction de quelques maisons ? Quand l'UE a-t-elle convoqué des ambassadeurs palestiniens à propos des appels à la destruction d'Israël ? », a dénoncé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Les ministres ont adopté des conclusions en décembre mais avaient prévu d'en reparler lors de ce Conseil pour encourager les efforts du secrétaire d'État américain dans les négociations de paix et voir comment l'UE peut soutenir son initiative (EUROPE 10985).
Iran et Syrie
Par ailleurs, lors du Conseil, les ministres devraient adopter la décision de suspendre certaines sanctions contre l'Iran, prévue dans le plan conjoint d'action (EUROPE 10998). Après vérification lundi 20 janvier au matin que l'Iran a bien mis en oeuvre ses engagements et l'accord des partenaires de l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis et Russie), les Européens prendront leur décision, sans débat. « Tous les textes sont prêts et relus par les États membres. Mais il faut appuyer au bon moment, sur le bon bouton », a résumé une source européenne. La décision, accompagnée de l'acte légal, devrait entrer en vigueur dans la journée du 20. Les Européens vont suspendre, pour six mois, des sanctions en matière d'assurance et de transport de pétrole, des mesures restrictives sur les produits pétrochimiques et le commerce d'or et de métaux précieux, et relever le seuil autorisé des transactions financières.
Les ministres devraient aussi adopter des conclusions sur la situation en Syrie, à deux jours de la Conférence pour la paix Genève 2, prévue pour le 22 janvier, et à laquelle assistera la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton. Ils discuteront de la contribution européenne à une solution politique, de la destruction des armes chimiques, de l'aspect humanitaire du conflit - en particulier l'accès en Syrie - et des répercussions du conflit sur le voisinage. Dans ce cadre, le Conseil pourrait discuter des violences au Liban et en Irak, avant le premier Conseil de coopération UE-Irak prévu le 20 janvier en fin de journée. Les ministres s'entretiendront aussi sur l'Égypte, après le référendum des 14 et 15 janvier, avant d'y revenir plus longtemps lors du Conseil du 10 février. L'engagement de l'UE en Afghanistan après 2014 sera discuté, et des conclusions devraient être adoptées.
La Russie au menu du déjeuner
Au déjeuner, le Conseil débattra des relations avec la Russie pour préparer le sommet du 28 janvier (EUROPE 10998) et pourrait discuter du Partenariat oriental, sur lequel il reviendra plus longuement le 10 février. (CG avec MD)