Bruxelles, 16/12/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont souligné, le 16 décembre, la disponibilité de l'UE à « contribuer de manière substantielle aux dispositifs d'après-conflit » israélo-palestinien « pour assurer la viabilité d'un accord de paix », réitérant ainsi leurs conclusions de juin et décembre 2009. Dans ces conclusions, ils soulignent qu'il est dans l'intérêt de l'UE de développer des relations politiques, économiques et commerciales avec les deux parties. Le Conseil précise qu'il « va travailler sur des propositions concrètes y compris en s'appuyant sur les travaux antérieurs entrepris sur les contributions de l'UE au renforcement de l'État palestinien, les questions régionales, les réfugiés, la sécurité et Jérusalem ». « L'UE fournira un ensemble sans précédent de soutien politique, économique et de sécurité européenne pour les deux parties dans le contexte d'un accord », expliquent les ministres, précisant que l'UE offrira « un partenariat privilégié spécial », « y compris un accès accru aux marchés européens, des liens culturels et scientifiques plus étroits, la facilitation du commerce et des investissements et la promotion du commerce aux relations d'affaires ». Un dialogue politique amélioré et une coopération en termes de sécurité seront également offerts aux deux États, ajoutent les chefs de la diplomatie.
Mais avant cela, un accord de paix est nécessaire. Ainsi, les ministres rappellent que « les pourparlers actuels représentent une occasion unique qui doit être saisie pour les deux parties afin d'atteindre une solution à deux États ». Ils expliquent que l'UE soutient pleinement les efforts des parties et des États-Unis pour un règlement du conflit. Le Conseil met en garde contre des actions qui sapent les négociations, déplorant l'expansion des colonies, et faisant part de sa préoccupation sur les incitations, les violences dans les territoires occupés, les démolitions de maisons, la détérioration de la situation humanitaire à Gaza mais aussi les actions qui sapent le statut quo des lieux saints, y compris à Jérusalem. (CG)