Bruxelles, 16/12/2013 (Agence Europe) - Une feuille de route comportant cinq actions clés sur la livraison de colis a été présentée par la Commission européenne, lundi 16 décembre. Une communication qui prend tout son sens alors que de nombreux colis seront livrés à l'approche des fêtes de fin d'année avec le boom du commerce en ligne.
Toutefois, si ce secteur se caractérise par « la rapidité de son essor et par l'innovation », le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, y voit « certains signes de défaillance du marché, en particulier dans le domaine des livraisons transnationales ». Or, il veille à ce que les détaillants en ligne et consommateurs puissent jouir d'une livraison « à la fois accessible, de qualité élevée et bon marché », peu importe qu'il s'agisse de PME ou de régions moins développées ou moins accessibles.
La feuille de route que propose l'exécutif européen s'adresse surtout au secteur pour qu'il puisse corriger les problèmes de livraison ou de retour de colis. La communication y détaille des objectifs à atteindre d'ici un an et demi, et quelles sont les actions que les détaillants en ligne, les opérateurs de services de livraison et la Commission pourront entreprendre pour les atteindre.
D'une part, l'exécutif enjoint de mieux informer les consommateurs et les détaillants en ligne, via des sites internet comparatifs, et à améliorer la transparence des marchés transnationaux de la livraison (sur base de la directive sur les services postaux). La Commission européenne veillera d'ailleurs à ce que le groupe des régulateurs européens en la matière se penche de plus près sur la question.
D'autre part, la feuille de route insiste pour proposer davantage de solutions de livraison, de meilleure qualité et moins chères. Pour cela, opérateurs de service et détaillants devraient tirer parti de l'interopérabilité des activités de livraison de colis et rendre les échanges internationaux plus efficaces.
Enfin, réclamations et recours devraient être améliorés pour les consommateurs. Pour ce faire, les parties prenantes devraient mieux coopérer pour traiter les réclamations et les systèmes de protection des consommateurs.
Une évaluation sera faite en milieu d'année 2015, mais les actions seront toujours menées en concertation avec les parties prenantes. La Commission organisera diverses rencontres à ce propos. (MD)