Bruxelles, 04/12/2013 (Agence Europe) - Seul un tiers des États membres serait toujours en faveur de quotas nationaux contraignants pour l'établissement d'une infrastructure de stations de recharge pour les carburants alternatifs, alors que le Conseil Transports compte approuver, jeudi 5 décembre, une orientation générale déterminante à ce sujet (EUROPE 10974).
La Commission souhaite que les 28 présentent des plans nationaux quantifiés pour assurer une infrastructure de recharge adéquate d'ici 2020 pour l'électricité, le gaz et l'hydrogène, de manière à rassurer les investisseurs et les consommateurs, mais aussi à briser la dépendance au pétrole. Or, selon une source, il serait question que le Conseil biffe les éléments contraignants de la proposition dans son orientation générale. D'après une source proche du dossier, les nouveaux entrants surtout préféreraient des quotas de stations de recharge indicatifs uniquement. L'Allemagne et le Royaume-Uni également s'opposeraient à une démarche trop prescriptive de la Commission. Toutefois, un tiers des États membres environ, selon cette même source, soutiendrait toujours des objectifs contraignants, parmi ceux-ci la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Finlande et l'Estonie. Le Portugal et l'Espagne resteraient prudents à ce sujet mais ne devraient pas marquer d'opposition ferme. La Commission pourrait encore faire pression et miser sur ce groupe d'États membres lors du Conseil Transports pour que la philosophie de sa proposition soit conservée. Le maintien du calendrier est aussi crucial pour l'exécutif européen, toutefois il est quasiment acquis que les États membres rejetteront la date butoir de 2020, lui préférant 2030. Ces deux éléments seront les piliers de la négociation qui aura lieu ensuite entre le Conseil et le Parlement, ce dernier étant attaché à l'aspect contraignant et au respect de 2020. (MD)