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Bulletin Quotidien Europe N° 10977
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INSTITUTIONNEL / (ae) prÉsidence grecque

Une présidence d'opportunités et non de crise

Bruxelles, 04/12/2013 (Agence Europe) - Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, et une partie de son gouvernement ont rencontré, le 4 décembre, la Commission européenne pour présenter les priorités de la présidence grecque de l'UE qui s'étalera du 1er janvier au 30 juin prochain. Une présidence que le Premier ministre a qualifiée de « présidence d'opportunités, pas de présidence de crise ». « Ce sera un moment crucial pour la Grèce et l'UE, il faut répondre aux inquiétudes des citoyens, donner des réponses claires sur des questions légitimes sur les perspectives, sur la viabilité de notre Union », a expliqué M. Samaras. « Nous voulons une Europe plus solide, plus respectueuse de ses citoyens, atteignant progressivement des hauts niveaux de vie à travers la croissance », a-t-il ajouté.

Ainsi, la présidence veut « promouvoir ce qui est évident: l'emploi et la cohésion ». « La création d'emplois est une priorité pour nous », a expliqué M. Samaras. M. Barroso a précisé que la lutte contre le chômage des jeunes et l'amélioration de l'accès au financement pour les entreprises sont des priorités. « Une des clés du succès est de s'assurer que les États membres travaillent mieux ensemble pour mettre en oeuvre des réformes de croissance stimulantes dans le cadre du semestre européen », a-t-il expliqué, appelant aussi les États membres à faire le meilleur usage possible du nouveau cadre financier pluriannuel de l'UE à partir de janvier, qu'il a qualifié de « fonds d'investissement de mille milliards d'euros ».

La Grèce veut aussi approfondir l'Union, en particulier l'Union monétaire. « Les carences déjà identifiées doivent être traitées, en particulier l'Union bancaire », a plaidé M. Samaras. « Nous devons adopter le Mécanisme de résolution unique avant les élections européennes et s'assurer que le mécanisme de surveillance unique soit opérationnel l'an prochain », a ajouté M. Barroso, qui souhaite aussi que l'Union économique et monétaire ait une forte dimension sociale.

La présidence grecque veut aussi se pencher sur la migration, « en particulier illégale », a indiqué le Premier ministre, mettant en avant la gestion des frontières et la sécurité. Enfin, la Grèce mettra l'accent sur la politique maritime, soulignant en particulier la croissance, la sécurité et le potentiel énergétique qui y sont liés. M. Samaras a précisé que sur les questions de migration et maritimes, la Grèce travaille déjà étroitement avec l'Italie, qui lui succédera à la présidence au second semestre 2014.

La présidence grecque contribuera aussi à faire des propositions visant à stimuler le commerce et le marché unique, ainsi qu'à des discussions sur un cadre énergétique futur et le changement climatique à l'horizon 2030, a annoncé M. Barroso.

« C'est un agenda ambitieux mais réaliste », a expliqué M. Samaras, c'est-à-dire avec « des résultats tangibles, des citoyens plus proches de notre projet européen commun, une présidence qui inspire les citoyens ».

Pour M. Barroso, la présidence arrive à « un moment crucial pour l'Europe » car « nous cherchons à finaliser des textes de loi avant les élections européennes de mai ». Elle va être « une excellente occasion de montrer que la Grèce est non seulement capable de résoudre ses problèmes avec la solidarité européenne mais qu'elle est également en mesure de donner une contribution importante au projet européen », a ajouté le président de la Commission européenne. « Avec les leçons tirées de cette crise, la Grèce peut aussi conduire l'UE, apporter sa sensibilité particulière à de nombreux problèmes, des Balkans à la politique maritime, que la Grèce connaît beaucoup mieux que la plupart de nos États membres », a-t-il expliqué. (CG)

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