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Bulletin Quotidien Europe N° 10977
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) proche-orient

Il n'y aura pas d'accord sur le processus d'ici mi-2014

Bruxelles, 04/12/2013 (Agence Europe) - Le politicien palestinien, Mohammad Dahlan, a fait part, le 3 décembre, de son pessimisme quant aux négociations sur le processus de paix au Proche-Orient. « Nous n'aurons pas d'accord dans la première moitié de l'année prochaine », a-t-il annoncé lors d'une conférence au Parlement européen. Selon lui, les espoirs du secrétaire d'État américain, John Kerry, d'avoir un accord d'ici mi-2014 sont fondés « sur l'émotion et pas sur une bonne évaluation des deux parties ». Ainsi, a-t-il expliqué que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a la capacité d'obtenir la paix mais qu'il ne le fait pas et le président palestinien, Mahmoud Abbas, a la volonté mais pas le soutien nécessaire du peuple.

Si les États-Unis ou l'Union européenne « ne sont pas capables d'imposer » un accord de paix aux deux parties, ils peuvent faire pression, a considéré M. Dahlan. « Palestiniens et Israéliens peuvent signer un accord avec une pression, une protection » de la communauté internationale, a-t-il souligné. « Les Palestiniens et les Israéliens ne sont pas prêts et la région n'est pas capable de soutenir le processus de paix », a résumé le politicien, laissant une place importante à la situation dans la région et aux « pays arabes modérés ».

« On ne peut pas parler de processus de paix sans voir ce qu'il se passe dans la région », a-t-il expliqué, ajoutant que « les leaders ne peuvent pas signer sans la protection des pays arabes modérés ». « Si les États-Unis ou l'UE veulent soutenir toutes les parties, ils doivent soutenir les pays arabes modérés avec une nouvelle conception du processus de paix ». L'UE doit avoir une idée approfondie de ce qui se passe du coté arabe, a précisé le politicien.

L'UE, plus grosse donatrice, a un rôle à jouer

M. Dahlan a souligné que « l'autorité palestinienne à Ramallah est fausse, elle a seulement des fonds européens et paie les salaires », ajoutant que c'est Israël qui décide. Il a expliqué que l'UE, qui est la plus grosse donatrice, devrait demander à ce que des élections soient tenues. Il a aussi souhaité que les Européens fassent davantage quant à leurs efforts humanitaires à Gaza, précisant que cela n'aide pas le Hamas mais qu'au contraire c'est un échec pour lui que d'avoir besoin d'aide pour faire fonctionner les écoles ou les hôpitaux. (CG)

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