Bruxelles, 04/12/2013 (Agence Europe) - La Grèce est dans le dernier kilomètre du marathon et, même si celui-ci « devient plus difficile », nous devons nous assurer « que nous ne rentrerons pas dans une lassitude des réformes », a déclaré son Premier ministre, Antonis Samaras, mercredi 4 décembre à Bruxelles lors d'une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
En dépit des tractations qui tirent en longueur avec la 'troïka' de créanciers institutionnels (Commission, BCE, FMI), MM. Samaras et Barroso ont refusé de considérer que les discussions étaient dans une « impasse ». Barroso s'est dit confiant qu'une solution serait rapidement trouvée pour permettre à la présente mission des créanciers, débutée en septembre, de s'achever. M. Samaras a estimé que les dernières questions laissées en suspens pourront être réglées d'ici à la fin de l'année, soit avant que son pays ne prenne la présidence tournante du Conseil de l'UE. M. Barroso a tout de même reconnu que cela pouvait prendre du temps au sein même de la 'troïka' pour se coordonner avec les partenaires institutionnels, y compris le FMI.
« Les propositions que nous formulons sont pour le bien de la Grèce », a rappelé M. Barroso, dont l'institution se retrouve sous le feu des critiques pour les mesures préconisées. Il a salué les progrès impressionnants réalisés sur le sol grec et a rappelé que « le dur labeur paye ». Il a admis toutefois qu'il pouvait s'écouler un peu de temps entre le renversement des indicateurs et le moment où les effets étaient ressentis par la population. La situation économique reste fragile, a ajouté M. Barroso, ce n'est donc pas le moment de relâcher les efforts, même si sur le dernier kilomètre du marathon, la Grèce peut s'essouffler. « Il n'y a pas d'autre voie de sortie » de la crise, a-t-il assuré. Et M. Samaras d'estimer qu'il fallait tout faire pour éviter cette lassitude des réformes, avec bon espoir que les Grecs montreront du courage et de la « résistance », même si à la fin, le marathon devient « plus difficile ». Il a cité le rapport du 'Lisbon Council' publié mardi, l'Euro Plus Monitor, qui place la Grèce au premier rang des États dans le champ des réformes et de l'ajustement budgétaire. Toutefois, il y a encore un long chemin à parcourir, a-t-il prévenu. « Nous devons être au sommet », a-t-il conclu. (EL)