Bruxelles, 26/11/2013 (Agence Europe) - C'est enfin sur la mise en oeuvre à proprement parler de la politique de cohésion que les ministres responsables du dossier ont pu se pencher, lors de leur réunion informelle à Vilnius, mardi 26 novembre. Soit une semaine à peine après l'adoption par le Parlement européen de la réforme de la politique de cohésion et des 325 milliards d'euros qui lui seront consacrés pour la fin de la décennie. Les délégations semblent butter sur les indicateurs qu'elles devront se fixer.
Sous la houlette du ministre lituanien des Finances, Rimantas Sadzius, pour la présidence du Conseil, les ministres se sont entretenus sur la façon dont la réforme sera mise concrètement en pratique ainsi que sur les préparatifs de la nouvelle période de programmation qui ont déjà été lancés par les autorités nationales. Les ministres ont été invités à présenter leurs démarches pour améliorer les résultats des programmes 2014-2020. À ce titre, il semble que les gouvernements aient certaines difficultés concernant les indicateurs de performance. « Les débats ont démontré que, dans tous les États membres, les indicateurs soulèvent quelques problèmes. Nous devons en avoir qui sont ambitieux et réalistes. Or il est difficile de déterminer quel est le niveau vers lequel nous devons tendre », a expliqué M. Sadzius. Toutefois, le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, a bien insisté sur le fait que « la réforme nécessite que vous sélectionniez et formuliez des objectifs clairs et quantifiables. Cela vous aidera à évaluer continuellement si les investissements publics obtiennent les effets escomptés ».
Les discussions des délégations ont aussi porté sur l'adéquation, pas toujours évidente, entre les agendas de développement nationaux et la concentration thématique des fonds, sur les énergies renouvelables, la recherche, les TIC et les PME, prescrite par la réforme. Et, en effet, à la lecture des projets d'accords de partenariat déjà soumis par les États membres, le commissaire est d'avis que « plus de travail est nécessaire pour assurer une concentration efficace ». « Nous attendons de vous que vous posiez des choix clairs », a-t-il aussi déclaré. Les ministres ont aussi eu des échanges de vues sur la mise en place d'une meilleure coordination et sur les difficultés à respecter les conditions ex ante. Or il n'y a pas d'échappatoire, a fait valoir M. Hahn. Il s'est montré intransigeant à propos des conditions ex ante: « Il n'y aura pas d'argent dépensé si de bonnes conditions n'existent pas ». (MD)