Bruxelles, 26/11/2013 (Agence Europe) - La bonne gouvernance dans le sport a été reconnue comme l'un des piliers essentiels de la culture du sport par les ministres compétents, le 26 novembre. Il faut réaliser des avancées dans ce domaine, tant aux niveaux européen que national et local, mais éviter la 'surréglementation' et privilégier l'autoréglementation. C'est aux organisations sportives à prendre les choses en main en la matière, sous la surveillance et les encouragements des pouvoirs publics. C'est en substance les conclusions auxquelles sont parvenus les ministres du Sport des Vingt-huit à l'issue de la délibération publique organisée par la présidence lituanienne.
« Le sujet (de la bonne gouvernance) est apparu comme l'une de nos priorités pour nos échanges et nos actions (…) le sport doit être libre de toute influence politique ou administrative », a déclaré la commissaire responsable du sport, Androulla Vassiliou. Rappelant le respect du principe de l'autonomie dans le sport, la commissaire a insisté sur le fait que « l'autonomie ne signifie pas être au-dessus des lois ». « Les organisations sportives doivent respecter les règles européennes et nationales (…) or la gestion n'est pas toujours optimale », a-t-elle insisté. « Le sport est confronté à de nombreux défis. La mise en oeuvre de la bonne gouvernance est la mieux à même pour relever ces défis », a estimé le ministre lituanien de l'Intérieur, Alfonsas Dailis Barakauskas. Un peu plus tôt dans la journée, les ministres ont rencontré les représentants des organisations sportives, dans le cadre du dialogue structuré. Ce dialogue a débouché sur la nécessité d'arriver à une plus grande conscientisation des valeurs véhiculées par le sport de même qu'à l'instauration de règles transparentes pour la rémunération des athlètes, a indiqué M.Barakauskas.
Le sport est confronté à de nombreux fléaux qui nuisent à son image: dopage, matchs truqués, manipulation des résultats par la mafia du sport. La bonne gouvernance est incontournable pour combattre ces fléaux et l'échange de bonnes pratiques est essentiel à cette lutte car ces menaces affectent tous les États membres, ont souligné les ministres. À l'instar de l'Autriche, plusieurs États membres ont évoqué un cadre commun et la nécessité d'augmenter la coopération entre les acteurs concernés et les États membres. Invitée à donner son point de vue, la juriste et ancienne athlète Sylvia Schenk a mis en évidence un élément que n'ont pas abordé les ministres dans leur débat: l'importance des sponsors. « Il faut qu'ils soient du bon côté pour la bonne gouvernance du sport », a-t-elle fait remarquer. (IL)