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Bulletin Quotidien Europe N° 10971
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Pas de nouveau prêt nécessaire en 2014, selon Stournaras

Bruxelles, 26/11/2013 (Agence Europe) - La Grèce n'aura pas besoin d'un nouveau prêt hors du présent programme d'ajustement, a assuré son ministre des Finances, Yannis Stournaras, lundi soir sur la chaîne grecque privée Mega. Il a également précisé qu'un accord avec la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) sur les questions encore en suspens devait être marqué avant janvier 2014, lorsque Athènes héritera de la présidence semestrielle du Conseil de l'UE.

Alors que depuis quelques semaines, plusieurs responsables politiques de la zone euro ont jugé un 3ème plan d'aide inévitable pour couvrir les besoins de la Grèce jusqu'à la fin du programme du FMI en 2016, le ministre s'est inscrit en faux contre ces prévisions. « Nous n'avons pas besoin d'un nouveau prêt car je pense que nous aurons l'argent dont nous aurons besoin sous le programme existant, qui court jusqu'en 2016 », a-t-il déclaré. « Pour quelles raisons aurions-nous besoin d'un autre mémorandum ? », a-t-il ajouté. Sans écarter, non sans ironie, la possibilité d'un nouveau prêt à 2,5%, taux auquel la Grèce ne peut prétendre.

Le FMI avait estimé la semaine dernière que les besoins de la Grèce pourraient être couverts par des coussins de liquidités existants (EUROPE 10970). L'eurozone n'avait toutefois jamais explicitement évoqué un prêt, parlant plutôt d'assistance supplémentaire, vraisemblablement assortie d'une nouvelle conditionnalité.

Dans un autre registre, celui du trou budgétaire, M. Stournaras a indiqué qu'un consensus avait émergé avec la 'troïka' sur un montant d'un milliard d'euros, soit sensiblement moins que les 2,9 milliards initialement estimés par les créanciers du pays. Il n'a cependant pas voulu parler de trou budgétaire, affirmant que l'enjeu consiste à « trouver les bonnes mesures pour atteindre nos objectifs ».

Les questions toujours en suspens pour conclure la mission de la 'troïka' doivent trouver une réponse avant la fin de l'année, pour permettre le versement d'un milliard d'euros avant le début de la présidence grecque du Conseil en janvier. La 'troïka' doit revenir début décembre à Athènes.

Sur la possible réduction de la dette publique, qui devrait faire l'objet de discussions au sein de l'eurozone lorsqu'Eurostat aura confirmé, au printemps, l'excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) du pays réalisé en 2013, la Grèce voudrait voir les discussions commencer dès à présent. Le Premier ministre, Antonis Samaras, serait contre l'idée de repousser les discussions après les élections européennes de mai 2014. Un haut fonctionnaire de l'UE avait en effet envisagé que celles-ci débutent en juin. (EL)

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