Bruxelles, 05/11/2013 (Agence Europe) - Les institutions européennes et les organisations philosophiques et non confessionnelles ont débattu, le 5 novembre, des moyens à mettre en oeuvre pour replacer les citoyens au coeur du projet européen, dans un contexte de crise et de résurgence des populismes. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a reçu une vingtaine de représentants d'organisations religieuses et philosophiques pour une conférence de haut niveau organisée dans le cadre de l'Année européenne des citoyens 2013, sous le thème « Placer les citoyens au coeur du projet européen en période de mutation ». Les dirigeants européens et les représentants présents ont mené une discussion ouverte sur la manière de rapprocher l'Europe de ses citoyens et de replacer ces derniers au coeur du projet commun d'intégration européenne. La réunion était co-présidée par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le vice-président du Parlement européen, László Surján. La réunion était la neuvième d'un cycle qui a débuté en 2005, à l'initiative du président Barroso. Elle s'inscrivait dans le cadre du dialogue permanent des institutions européennes avec les organisations religieuses et philosophiques institué par le Traité de Lisbonne.
Le fossé entre les citoyens et les politiques européens s'est creusé, la crise économique et les ajustements budgétaires adoptés pour redresser la situation ayant eu des répercussions douloureuses pour les citoyens. Mais ces mesures n'auront d'effet que si elles sont correctement expliquées aux citoyens, avec l'adhésion des États membres a commenté le président de la Commission. « Il y a eu une attaque sur la légitimité des dirigeants et du projet européen », a encore admis M. Barroso, liée selon lui à une mauvaise communication et une mauvaise compréhension du fonctionnement de l'Union européenne. « Davantage d'unité est la réponse à la crise mais aussi plus de démocratie et de transparence pour que le citoyen puisse être au coeur de l'Europe », a-t-il poursuivi. Le président souhaite un vrai débat sur l'évolution souhaitée pour l'Union européenne dans les années à venir, tant sur le plan économique que politique, un débat qui engage chaque citoyen, de tous bords et de toutes générations. Au sujet de la crise économique et de la mondialisation, M. Barroso s'est dit « profondément convaincu » que « c'est en Europe et non à l'extérieur de celle-ci, qu'il faut rechercher la solution à nos problèmes ». László Surján a souligné que « placer les citoyens au coeur de l'UE est une condition nécessaire à la légitimité démocratique ». « En mai 2014, les citoyens seront l'épicentre de l'Europe car c'est d'eux dont dépendra l'issue des plus importantes élections européennes à ce jour », a-t-il averti. Du côté du Conseil européen, Herman Van Rompuy a estimé que « l'Europe n'a d'avenir que par et pour son projet. Notre identité est à développer en reprenant ce que nous avons de meilleur mais d'inaccompli ou de perfectible ». (IL)