Bruxelles, 16/10/2013 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, s'est dit confiant, le 15 octobre, en l'issue prochaine de la situation de l'ancien Premier ministre ukrainien, Ioulia Timochenko. « Nous ne sommes pas loin de voir Ioulia Timochenko relâchée pour être soignée en Allemagne », a affirmé M. Füle selon l'AFP. « Ce ne sera pas la semaine prochaine, mais certainement avant le sommet (du Partenariat oriental) de Vilnius (fin novembre) », a-t-il ajouté. Le règlement de la question de la justice sélective est une des conditions pour que l'Ukraine signe son accord d'association avec l'UE, lors du sommet. « Au vu des progrès réalisés » sur les autres conditions, « il ne serait que logique que les Ukrainiens satisfassent à ce critère restant », a expliqué le commissaire.
Plus tard dans la journée, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a annoncé la prolongation de la mission du Parlement européen des anciens présidents Pat Cox et Alexander Kwasniewski jusqu'à mi-novembre, soit quelques jours avant le sommet du Partenariat oriental. « Nous sommes plus proches d'un scénario réaliste de règlement acceptable par les trois parties: le gouvernement ukrainien, Mme Timochenko et l'UE », a précisé M. Kwasniewski. « Du travail supplémentaire est nécessaire » sur la question de la justice sélective, a rappelé M. Cox.
M. Schulz a expliqué que MM. Cox et Kwasniewski ont présenté un projet de lettre au nom de Mme Timochenko, à remettre au président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, avec pour but « ce que nous appelons le pardon partiel », qui pourrait conduire à la possibilité pour Mme Timochenko de quitter l'Ukraine pour être soignée en Allemagne, après deux ans de prison. « C'est ce que nous appelons une contribution humanitaire pour trouver une solution à un problème très délicat, interdépendant et diplomatique », selon M. Schulz. Soulignant que la conférence des présidents a accepté cette lettre, M. Schulz a évoqué la base légale et politique pour arriver « à la conclusion positive » du cas Yuri Lutsenko (EUROPE 10822), lequel a été libéré, et il y a donc, selon lui, une possibilité d'arriver au même type de conclusions.
M. Schulz a appelé les autres institutions à ne pas faire référence à la mission du Parlement, car cela peut être contre-productif pour celle-ci. « Il faut les soutenir mais ne pas interférer dans leur travail », a-t-il ajouté, alors que M. Füle fait régulièrement référence à la mission. (CG)