Bruxelles, 07/10/2013 (Agence Europe) - Les négociations en bout de course sur la réforme de la politique de cohésion se sont glissées dans la session d'ouverture de la semaine des villes et régions, les Open Days, lundi 7 octobre. En effet, un trilogue technique est prévu mardi 8 octobre, un autre jeudi 10. Il est possible que d'autres réunions aient encore lieu la semaine prochaine pour boucler ce paquet avant la prochaine période de programmation financière 2014-2020.
En ouverture, le commissaire au Développement régional, Johanes Hahn, a donc confirmé qu'on était à « dix mètres » d'un accord et que toutes les institutions européennes étaient pleinement conscientes qu'une décision devait être prise « maintenant ». Il a insisté auprès des représentants des autorités publiques et régionales, présentes cette semaine à Bruxelles à l'occasion des Open Days, qu'elles ne ménagent pas leurs efforts et aident les institutions à dégager cet accord. « Nous avons besoin de la pierre angulaire pour adopter définitivement ce travail », le blocage portant toujours principalement sur la conditionnalité macroéconomique.
Le président du Comité des régions (CdR), Ramón Luis Valcárcel Siso, a d'ailleurs rappelé l'opposition de son institution à ce propos, laquelle serait prête à faire appel à la Cour de justice de l'UE à ce sujet. À propos de la réserve de performance, qui demeure également un sujet de blocage dans les négociations en trilogue, le président du CdR a présenté une proposition alternative élaborée par ses membres pour une réserve de flexibilité qui permettrait d'investir l'argent mis de côté dans des projets innovants.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a pour sa part insisté sur l'importance de la politique régionale comme outil pour stimuler l'investissement. Mais il a aussi mis en exergue l'importance de bien utiliser cet argent, ce à quoi les nouveaux accords de partenariat devraient contribuer. Il est d'avis qu'il doit y avoir une appropriation des projets financés par l'UE et un ancrage local, d'où l'importance « d'aller dans les villes et régions ». (MD)