Bruxelles, 07/10/2013 (Agence Europe) - À l'issue de deux semaines de négociations au plus haut niveau durant la 38ème assemblée générale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), le commissaire européen Siim Kallas a estimé, vendredi 4 octobre, que « l'Europe avait obtenu beaucoup de bons résultats ».
Alors que les 192 membres ne se rencontrent que tous les trois ans en assemblée générale, le commissaire estime que les décisions prises au niveau mondial ont fixé l'agenda des années à venir pour l'aviation mondiale. Sans compter l'aspect environnemental, qui tenait le haut du pavé à Montréal ces dernières semaines (voir autre nouvelle), d'autres accords ont été conclus dans d'autres domaines clés pour l'industrie européenne.
L'UE, comme d'autres régions du monde, revoit son système de gestion du trafic aérien. À terme, des approches divergentes pourraient être incompatibles. Alors que la gestion du trafic aérien est une industrie pesant un milliard d'euros pour l'UE et que la région est à la pointe dans ce domaine, il a été fait en sorte que l'OACI soutienne un plan de gestion du trafic mondial qui « accommoderait » les standards européens.
Autre sujet crucial pour l'UE, la libre concurrence, surtout vis-à-vis des régions où l'aviation explose comme dans les pays du Golfe ou l'Asie. Des marchés auxquels les transporteurs européens devraient pouvoir accéder et pour lesquels l'UE s'inquiète des subsides étatiques. Une résolution à ce propos a été adoptée par l'OACI, qui recommande aux Nations unies de mettre à jour les lignes directrices sur la libre concurrence. En outre, l'organisation est prête à réaliser des progrès pour la conclusion d'accords multilatéraux visant à libéraliser la propriété et le contrôle des transporteurs aériens.
En matière de sécurité, l'UE a fait en sorte que l'OACI prenne en compte l'importance d'agir au niveau régional, comme c'est le cas en Europe, étant donné qu'il s'agit de la région la plus sûre au monde en termes d'aviation, avec l'Amérique du Nord. L'OACI devrait donc faire la promotion de cette approche régionale, mais a aussi adopté un agenda pour la surveillance et la gestion de la sécurité au niveau mondial. Pour ce qui est du terrorisme et de la sûreté, l'accent a été mis sur les cargos aériens, avec des règles renforcées au niveau mondial. Un mécanisme de reconnaissance mutuelle, réclamé par l'UE, a été adopté par l'OACI. Les États reconnaîtront ainsi entre eux l'équivalence des mesures de sécurité à normes égales. (MD)