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Bulletin Quotidien Europe N° 10937
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) États-unis

Libre-échange, report du 2ème round de négociations

Bruxelles, 07/10/2013 (Agence Europe) - La paralysie partielle des services gouvernementaux américains contraint Washington de renoncer à envoyer sa délégation d'experts cette semaine à Bruxelles.

Programmé à Bruxelles du 7 au 11 octobre, le deuxième round de négociations pour le partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement (TTIP) est reporté en raison de la paralysie partielle des services gouvernementaux américains, le shutdown. Le représentant américain au Commerce, Michael Froman, a averti le commissaire Karel De Gucht, ce week-end, que son administration n'est pas en mesure d'envoyer une délégation à Bruxelles cette semaine. La partie américaine s'est engagée à le tenir informé de la possibilité de reprendre les négociations « dès que possible ». « Cette annulation est clairement regrettable mais l'UE et les États-Unis restent clairement engagés à mener à bien le processus », a commenté M. De Gucht.

Les parties ont notamment convenu d'avancer au plan technique sur le chapitre réglementaire pour soumettre un premier ensemble de propositions aux responsables politiques en janvier 2014. Européens et Américains visent une reconnaissance mutuelle de leur système réglementaire dans plusieurs secteurs clés, a expliqué M. De Gucht la semaine dernière, après une rencontre avec M. Froman. La partie européenne vise en particulier le secteur automobile, les secteurs sanitaire et phytosanitaire ou encore les services financiers.

Friends of the Earth Europe sur le qui-vive. « Les négociations sont reportées, mais le risque demeure », commentait, le 7 octobre, l'ONG environnementaliste, qui s'inquiète des menaces que le TTIP représente pour les normes sociales et environnementales et la protection des consommateurs. « Ce délai doit donner aux parties un temps de réflexion pour s'assurer que les peuples et l'environnement sont prioritaires au regard des intérêts du business. Les grandes entreprises utiliseront sans doute ce délai pour continuer à faire pression pour des normes plus faibles, en particulier sur les questions liées à l'alimentation, l'agriculture, la chimie et l'énergie. Notre santé et notre sécurité ne doivent pas être troquées en échange d'un accord qui profitera principalement aux grandes sociétés ou limitera la capacité des États de réglementer », insiste-t-elle. (EH)

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