Bruxelles, 07/10/2013 (Agence Europe) - Le gouvernement grec a dévoilé, lundi 7 octobre, son projet de budget 2014 qui envisage une croissance de 0,6% du PIB après une 6ème année de récession consécutive.
En 2013, l'économie grecque devrait continuer à se contracter à hauteur de 4% du PIB. Depuis 2007, la richesse produite en Grèce aura diminué d'environ un quart.
Le projet de budget 2014 du gouvernement grec table sur un déficit public de 2,4% du PIB, en ligne avec les règles du Pacte de stabilité. Un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 1,6% du PIB pourrait être dégagé l'année prochaine après le léger excédent espéré dès 2013. Les créanciers d'Athènes exigent des Grecs un tel excédent, dès cette année, avant de discuter de mesures qui permettraient d'alléger la dette du pays. Celle-ci devrait, en effet, demeurer en 2014 à un niveau difficilement viable, à hauteur de 174,5% du PIB.
« Ces trois dernières années, la Grèce a traversé une récession douloureuse accompagnée d'un niveau de chômage sans précédent. Depuis cette année, les sacrifices ont commencé à porter leurs fruits avec l'apparition des premiers signaux d'une sortie de crise », a positivé le vice-ministre des Finances, Christos Staikouras, rapporte Reuters.
S&P ne l'entend pas de cette façon. Vendredi, l'agence de notation Standard and Poor's s'était inscrite en faux avant la présentation de ces chiffres en prévoyant une 7ème année de récession en Grèce en 2014 (chute du PIB de 1%), avant un rebond chétif en 2015 (hausse du PIB de 1%). Reconnaissant toutefois que l'économie grecque était en train de se rééquilibrer, elle a maintenu sa notation souveraine à B-, l'assortissant d'une perspective stable. S&P salue notamment la consolidation budgétaire entreprise et la détermination des Européens à garder le pays dans l'eurozone. (MB avec EL)