Bruxelles, 07/10/2013 (Agence Europe) - Lors de la réunion ministérielle de la FAO sur la volatilité des prix, lundi 7 octobre à Rome, le commissaire Dacian Ciolos a estimé que le suivi des marchés agricoles sera efficace dans les zones vulnérables « s'il est complété par une politique agricole et de la gouvernance ; par des investissements publics et privés ; du commerce et de la structuration de marchés régionaux et sous-régionaux et notamment des environnements institutionnels transparents, clairs et stables ».
Pour le commissaire à l'Agriculture, il faut apporter rapidement des réponses concrètes sur quelques grands sujets.
En matière de droit foncier, les grands investissements doivent se faire dans un cadre durable « tant du point de vue de l'utilisation des sols, du droit des populations locales et des bénéfices que celles-ci en tirent » (il a parlé aussi de coexistence honnête avec l'agriculture vivrière). Il existe des lignes directrices, mais, selon M. Ciolos, il faut aller plus loin dans l'appui aux collectivités locales, régionales et nationales (instruments juridiques adaptés aux différentes situations).
Pour le commissaire, il faut mener une réflexion sur les 'stocks de crise' et il semble que les choses « avancent ». Certains pays d'Afrique combinent stocks de crise et instruments de gestion de marchés. Il faut, selon le commissaire, « prendre en compte les limites avérées de tels mécanismes » et prévoir des « instruments adaptés à la nouvelle génération de politiques agricoles qui évitent le productivisme brut ». (LC)