Bruxelles, 04/10/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a une nouvelle fois appelé à un processus de transition inclusif et global en Égypte, pour sortir de la crise après la destitution du président Morsi le 3 juillet. « Nous soulignons l'importance de l'inclusivité pour s'assurer que l'avenir politique de l'Égypte appartienne au peuple égyptien, qu'il est le décideur, et qu'il a l'opportunité, par le biais des élections, dans un proche avenir, de faire entendre sa voix », a expliqué Mme Ashton lors de sa 14ème visite en Égypte. Engager les autres est « vraiment important pour tenter de trouver une solution qui va permettre aux gens de participer pleinement à la vie politique », a-t-elle précisé, supposant que « c'est un processus qui prendra un peu de temps ». « Mais il est important pour chacun de sentir qu'il est en mesure de participer à un processus et, au final, à la vie politique dans l'avenir », a expliqué Mme Ashton alors que la répression contre les Frères musulmans continue.
Pas un rôle de médiatrice
« L'inclusivité signifie essayer d'impliquer tout le monde et tendre la main à l'autre », a ajouté Mme Ashton, expliquant « qu'il est important de trouver comment avoir le bon type de dialogue et c'est ce que nous avons demandé à tout le monde ». Mais la Haute représentante a martelé que « l'UE ne veut pas s'ingérer », et qu'elle-même n'est pas venue pour interférer ou faire une médiation. « Nous n'insistons pas sur quoi que ce soit. C'est votre pays. Nous sommes heureux d'être partenaires et partisans de l'Égypte pour qu'elle trouve son chemin vers la démocratie d'une manière inclusive », a-t-elle indiqué.
Selon Mme Ashton, il y a des avancées, précisant qu'elle a entendu les gens dire qu'ils comprennent l'importance de l'inclusivité et citant, par exemple, les efforts concernant le travail sur la constitution.
Lors de ses rencontres, la Haute représentante a également discuté de la situation économique, du Sinaï et de la Syrie. Mme Ashton s'est ainsi entretenue avec le président par intérim, Adly Mansour, le vice-Premier ministre, Ziad Bahaa El Deen, le ministre de la Défense, Abdel Fattah El Sisi, le ministre des Affaires étrangères, Nabil Fahmy, le président du Conseil constitutionnel, Amre Moussa, le Grand Imam Ahmed Al Tayeb, le pape copte Tawadros II, des membres du Parti Liberté et Justice et du parti El Nour, et de la société civile. (CG)