Bruxelles, 04/10/2013 (Agence Europe) - D'après la première enquête réalisée par la Commission européenne sur le rôle des femmes dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC), publiée le 3 octobre, trop peu de femmes sont présentes dans ce secteur porteur d'avenir. La Commission estime qu'il faut motiver davantage les femmes et les jeunes filles à s'impliquer dans les nouvelles technologies et appelle à l'adoption de mesures susceptibles de renverser la situation. « Nous savons de manière générale que plus une entreprise compte de femmes, mieux elle se porte. Il est grand temps que le secteur des TIC intègre ce fait et donne aux femmes la possibilité de faire profiter le secteur de l'économie européenne de leur énorme potentiel », a déclaré la commissaire responsable de la stratégie numérique, Neelie Kroes.
L'étude relève que: 1) sur un total de 1 000 femmes ayant une licence ou un autre diplôme de premier cycle, seules 29 sont titulaires d'un diplôme dans le secteur des TIC (contre 95 hommes) et seulement quatre d'entre elles travailleront effectivement dans ce secteur ; 2) les femmes quittent ce secteur dans une proportion plus importante que les hommes et sont sous-représentées aux postes clés. Afin d'inverser la tendance, la Commission recommande de restaurer l'image du secteur auprès des femmes en adoptant des mesures adéquates, de renforcer la présence des femmes dans le secteur notamment en promouvant des programmes d'enseignement européens harmonisés, et d'augmenter le nombre de femmes chef d'entreprise dans les TIC par exemple en leur facilitant l'accès aux programmes capital d'amorçage et capital-risque. Selon la Commission, le PIB européen pourrait augmenter d'environ 9 milliards d'euros par an si les femmes occupaient les postes TIC dans les mêmes proportions que les hommes. Elle souligne que les femmes employées par le secteur en tireraient également des avantages personnels, notamment un salaire plus élevé (près de 9% plus élevé que celui émanant des autres secteurs de l'économie), la possibilité d'aménager plus souplement leur temps de travail et un risque plus réduit d'être un jour mises au chômage. (IL)