Montée en puissance des entreprises chinoises dans le « Fortune Global 500 » de 2013. - Les entreprises chinoises se multiplient dans l'édition 2013 du « Fortune Global 500 », un classement publié chaque année par le magazine économique américain Fortune et qui recense les 500 entreprises les plus puissantes dans le monde (sur base de leur chiffre d'affaires). Alors qu'elles n'étaient que 29 en 2008, les entreprises chinoises représentent désormais un cinquième des sociétés classées, soit 95 entreprises sur 500. Par ailleurs, sur les 31 nouvelles entreprises qui intègrent le classement, 18 sont originaires de Chine. Il s'agit surtout de sociétés actives dans le pétrole et les finances. Les entreprises américaines par contre perdent du terrain: en 2008, juste avant la faillite de Lehman Brothers, elles étaient 153 et en 2013 elles ne sont plus que 132. Les États-Unis conservent malgré tout leur prééminence mondiale. La compagnie néerlandaise Royal Dutch Shell conserve la tête du classement avec un chiffre d'affaires annuel de 481,7 milliards de dollars alors que les groupes américains Wal-mart Stores et Exxon Mobil s'échangent les deuxième et troisième place. Wal-Mart (chiffre d'affaires de 469,2 milliards de dollars) est deuxième et Exxon Mobil (449,9 milliards de dollars) troisième. Concernant les entreprises chinoises, trois d'entre elles figurent dans le Top 10: Sinopec, quatrième avec un chiffre d'affaires de 428,2 milliards de dollars, China National Petroleum, cinquième avec 408,6 milliards de dollars et State Grid Corp of China, septième avec 298,4 milliards de dollars. Le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France sont également présents dans le Top 10 avec BP (sixième ; UK ; 388,3 milliards de dollars), Volkswagen (neuvième ; Allemagne ; 247,6 milliards de dollars) et Total Corporate (dixième ; France ; 234,3 milliards de dollars). Par secteur, les banques continuent leur dégringolade: UBS chute en cinq ans de la 31ème à la 263ème place, Royal Bank of Scotland passe de la 36ème à la 211ème place, Deutsche Bank de la 26ème à la 130ème, HSBC de la 20ème à la 60ème place. Dans une moindre mesure, ING passe de la 7ème à la 33ème position. Les groupes pétroliers sont par contre toujours très bien représentés. Aux Américains s'ajoutent désormais les groupes chinois et latino-américains (le Brésilien Petrobras, le Mexicain Pemex et le Vénézuélien PDVSA). L'automobile se redresse avec de bonnes performances réalisées par Toyota et Volkswagen alors que General Motors se maintient grâce au sauvetage du gouvernement. La grande distribution se porte bien également, en particulier les enseignes discount qui profitent de la crise. Le secteur des télécoms est également bien représenté grâce à l'explosion de la téléphonie mobile. Apple, en particulier, réussit une performance enviable, passant de la 337ème place en 2008 à la 19ème place en 2013. (IL)