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Bulletin Quotidien Europe N° 10918
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SOCIAL / (ae) social

Pauvreté infantile, les gouvernements traînent les pieds, selon Eurochild

Bruxelles, 10/09/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne et les États membres ont-ils oublié que la lutte contre la pauvreté des enfants figure dans les objectifs de la stratégie EUROPE 2020 ? C'est en tout cas l'impression qu'a Eurochild, le réseau européen d'organisations et de partenariats européens qui militent en faveur des droits des enfants, au regard des derniers programmes nationaux de réforme (PNR 2013).

Dans leur dernier rapport qui analyse ces programmes sous l'angle de l'importance donnée à la pauvreté des enfants, publié en août, Eurochild constate que seule la moitié des États membres identifie ce problème comme étant une priorité. Les pires exemples en la matière sont notamment le Royaume-Uni, la Pologne, la Suède et la Slovénie. Le plus souvent, la pauvreté des enfants est bel et bien abordée, ce qui est somme toute logique au regard des recommandations par pays de la Commission européenne et des objectifs de la stratégie EUROPE 2020. Mais elle ne l'est pas sous un angle adéquat. C'est, par exemple, le cas du Royaume-Uni qui « ne fait aucune référence à l'impact négatif des politiques d'avantages sociaux sur la pauvreté des enfants, à la faiblesse du marché britannique des emplois et au fait que la majorité des enfants pauvres au Royaume-Uni vivent dans des ménages où au moins un parent travaille ».

Des exemples de progrès significatifs en matière de lutte contre la pauvreté des enfants par rapport à 2012 ont été relevés en Bulgarie, en Espagne, en France, en Roumanie et en Hongrie. Mais ils ne changent guère le tableau général: « Les gouvernements traînent les pieds quand il s'agit d'investir dans le bien-être des enfants », estime Eurochild dans un communiqué du lundi 9 septembre. Jana Hainsworth, secrétaire générale de l'organisation, dénonce le paradoxe de la situation: peu de choses sont réalisées au niveau européen, alors que « nous savons ce qui fonctionne et nous savons ce que nous voulons atteindre ». Ce « peu de choses » s'illustre par l'absence, presque omniprésente, d'objectifs concrets et chiffrés pour réduire la pauvreté des enfants dans les programmes nationaux, l'échec de « développer une approche globale et multidimensionnelle » et le peu de succès rencontré par la recommandation de la Commission 'Investing in Children - breaking the cycle of disadvantage', présentée en février 2013.

La liste des recommandations d'Eurochild est longue: (1) Tous les États membres devraient faire de la lutte contre la pauvreté des enfants une priorité intégrant des objectifs clairs ; (2) Évaluer l'impact sur les enfants de toutes les mesures d'austérité et de toutes les mesures des PNR ; (3) Accroître l'utilisation des fonds structurels pour soutenir l'inclusion sociale des enfants ; (4) Inclure davantage les organisations non gouvernementales dans la mise en application de la stratégie EUROPE 2020 ; (5) Mettre en place un plan d'action pour appliquer la recommandation sur l'investissement dans le bien-être des enfants. (JK)

 

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