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Bulletin Quotidien Europe N° 10918
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) État de l'union

La Commission invitée à poursuivre le travail

Strasbourg, 10/09/2013 (Agence Europe) - La veille du discours du président de la Commission européenne sur l'état de l'Union, les présidents des groupes politiques du Parlement européen ont dressé un tableau assez alarmiste de la situation, à l'exception de Joseph Daul, le président du PPE, un brin plus optimiste. Tous estiment que la Commission ne devra pas manquer à ses devoirs dans les prochains mois.

Sans vouloir jouer « le pessimiste professionnel », le président S&D, l'Autrichien Hannes Swoboda, a estimé en conférence de presse, mardi 10 septembre, que « l'Europe n'est pas en forme ni économiquement ni en matière de libertés civiles. Nous devons surmonter ces carences ». S'il espère que l'économie va se reprendre, il considère que « l'espoir est faible ».

Pour Guy Verhofstadt (ADLE, Belgique), il ne faut pas se bercer d'illusions car « il n'y a pas vraiment de signes de reprise, c'est juste une nouvelle étape, mais pas une sortie de crise ». Il estime que l'Europe risque bien d'être frappée d'un « hiver japonais », cette stagnation prolongée qu'a connue l'archipel dans les années 90.

Le co-président du groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit, a déclaré de but en blanc que l'Union allait mal et que ces deux dernières années n'ont guère été brillantes. Il regrette surtout que la chancelière allemande donne trop de place à une « Europe des gouvernements ». La co-présidente du groupe, l'Autrichienne Rebecca Harms, a jugé qu'il faudra attendre le résultat des élections allemandes avant de pouvoir stabiliser l'Europe. Elle a encore précisé que « l'Europe doit être plus stable en son sein pour être plus forte dans le monde », notamment dans le dossier de la Syrie et des relations avec la Russie.

Le président du groupe PPE, Joseph Daul, a fait montre d'un certain degré d'optimisme, alors que la majorité des gouvernements européens sont de la même couleur politique. À ses yeux, au niveau économique, l'Europe va « dans la bonne direction », bien que l'emploi, surtout celui des jeunes, doit connaître une amélioration. Il attribue cette embellie aux réformes, notamment contre la spirale de la dette. Alors que les choses commencent à se rééquilibrer, il a néanmoins prôné la prudence: « C'est quand on va un petit peu mieux qu'il faut rester vigilant et continuer les réformes ».

Les présidents de groupes sont d'accord sur le fait que la Commission doit continuer à travailler sans baisser les bras à l'approche de la fin de la législature. Pour le chef de file des libéraux, c'est sur l'Union bancaire qu'il faudra avancer, et sur l'agenda numérique. Pour le chrétien-démocrate Daul, il faut compléter le marché intérieur, et mieux l'appliquer.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, présentera l'état de l'Union devant les parlementaires européens mercredi 11 septembre. (MD)

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