Bruxelles, 25/07/2013 (Agence Europe) - Une délégation de sept eurodéputés européens de la commission de l'environnement du Parlement européen, de retour d'une mission climatique à Washington, a salué, le 24 juillet, la nouvelle dynamique perceptible depuis l'annonce du plan d'action américain pour le climat par le président Obama. Pour autant, des contradictions ont été notées entre le discours ambitieux prononcé par Obama le 25 juin et la position minimaliste de l'administration américaine sur la réduction des émissions du secteur de l'aviation internationale. Cette délégation a rencontré des sénateurs, des parlementaires et le négociateur en chef américain Todd Stern
« L'engagement d'Obama et de son administration de s'attaquer au changement climatique est impressionnant, d'autant plus qu'une majorité à la Chambre des représentants est clairement opposée à ce plan d'action. Mais d'un autre côté, nous sommes toujours dans des difficultés considérables sur la question de l'aviation. L'UE a décidé d'arrêter la pendule de l'ETS pour favoriser l'obtention d'un accord à la réunion de l'OACI (Organisation internationale de l'aviation civile: NDLR), en septembre, mais ce qui est sur la table et qui est soutenu par les négociateurs américains est très décevant », a déclaré Peter Liese (PPE, Allemagne), rapporteur sur ce dossier, de retour de Washington. Le projet de texte se contente en effet de proposer de donner mandat au Conseil de l'OACI de poursuivre les discussions dont les résultats seraient examinés lors de l'assemblée générale de l'OACI en 2016. Selon l'eurodéputé, cette formulation est « encore moins claire et moins ambitieuse que le processus en cours à l'ONU » devant conduire, en 2015, à la conclusion à Paris d'un accord climatique global devant entrer en vigueur en 2020. « Il nous faut un cadre entre 2015 et 2020 », martèle Peter Liese, déplorant que l'OACI et les États-Unis n'y songent pas.
Si l'UE a accepté d'exclure temporairement du système d'échange de quotas d'émissions de l'UE les vols intercontinentaux au départ et à destination des aéroports de l'UE, c'était pour favoriser un accord international substantiel sur la réduction des émissions de CO2 du secteur aérien en septembre. (AN)