Bruxelles, 25/07/2013 (Agence Europe) - La Représentation permanente grecque auprès de l'UE a apporté un éclaircissement à notre article sur le traitement des réfugiés syriens dans l'UE publié vendredi 19 juillet à l'occasion de la réunion informelle du Conseil 'JAI' (EUROPE 10891).
Elle précise que la Grèce ne procède plus à la mise en détention des réfugiés syriens depuis avril 2013. « Comme nous l'avons indiqué au dernier Conseil 'JAI' du mois de juin, plus aucun réfugié syrien arrivant en Grèce n'est placé en détention, ni renvoyé vers la zone de conflit », indique la Représentation. « Tous les ressortissants syriens font l'objet d'une identification de leur identité ». Cet examen terminé, « la Grèce leur accorde une protection de six mois dans le pays pour raisons humanitaires, autorisation qui peut être revue après expiration. Personne n'est tenu en détention, ni renvoyé » vers son pays, poursuit-elle.
Des accusations de mauvais traitements envers et de mise en détention des migrants en Grèce, et notamment des réfugiés syriens, sont régulièrement avancées dans des rapports d'ONG. Le 10 juillet, Amnesty International avait dénoncé la mise en danger par les autorités grecques de la vie des réfugiés. En mai, la commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, avait elle-même affirmé que les Syriens candidats à l'asile dans les autres pays européens y étaient « protégés à 100% » alors que ce niveau de protection est « proche de zéro en Grèce », lors d'une conférence de presse à Athènes (EUROPE 10846). Elle avait toutefois fait part de progrès sensibles dans l'accueil des demandeurs d'asile en Grèce. Les « pires centres de rétention » ont été fermés, avait-elle dit le 14 mai, tout en jugeant encore ces avancées insuffisantes. (SP)