Bruxelles, 25/07/2013 (Agence Europe) - S'inscrivant dans le cadre d'un accord d'association appelé à renforcer les liens politiques avec l'UE, la zone de libre-échange doit accroître le PIB arménien de plus de 2%.
Après sept rounds de négociations, l'UE et l'Arménie ont conclu, le 24 juillet, leurs négociations lancées en mai 2012 pour une zone de libre-échange qui s'inscrira dans le cadre de l'accord d'association négocié depuis juillet 2010, afin d'élargir le champ de la coopération bilatérale régie par un accord de partenariat et de coopération en vigueur depuis juillet 1999 (EUROPE 10557). Bruxelles et Erevan espèrent parapher l'accord d'association lors du sommet du Partenariat oriental, en novembre à Vilnius.
L'Arménie, qui bénéficie déjà d'un accès préférentiel au marché de l'UE via le système SPG+, va obtenir un meilleur accès au marché européen pour ses biens et services. Mais les gains résulteront surtout de l'élimination des barrières non tarifaires. La réforme réglementaire en Arménie se concentrera sur les questions sanitaires et phytosanitaires pour un rapprochement des normes arméniennes en matière de sécurité alimentaire avec celles de l'UE. L'Arménie devra aussi adapter ses lois relatives aux biens industriels, en mettant l'accent sur la protection des consommateurs.
Selon une étude indépendante, la zone de libre-échange entre l'UE et l'Arménie doit dynamiser leurs exportations croisées à hauteur de 8,2% et 15,2% respectivement. L'accord pourrait augmenter le PIB à long terme de l'Arménie de 2,3%, soit 146 millions d'euros. Le gain pour l'UE est évalué 74 millions d'euros.
À la source de 32% de ses échanges, l'UE est le principal partenaire commercial de l'Arménie. Les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 951 millions d'euros en 2012. (EH)