Bruxelles, 25/07/2013 (Agence Europe) - L'UE et les États membres souhaitent lancer un processus international visant à conserver la biodiversité marine en haute mer, ces zones maritimes qui ne sont sous l'autorité d'aucun État. Dans une lettre adressée à l'ONU, mardi 23 juillet, la présidence lituanienne propose de négocier un accord dans le cadre des conventions des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Il établirait un mandat politique clair destiné à protéger ces écosystèmes, à travers la mise en place d'aires maritimes protégées ou l'instauration de normes pour évaluer l'impact de l'activité humaine.
Si la proposition est accueillie favorablement par Oceana, l'organisation internationale spécialisée dans la lutte pour la protection des océans insiste sur le fait qu'elle « ne doit pas rester une simple déclaration d'intention », soulignant la nécessité d'une action internationale « immédiate » pour faire face aux pêches abusives et à l'augmentation des activités industrielles en mer. La haute mer couvre environ la moitié de la surface planétaire et 64% des océans.
Dans cette lettre, l'UE invite le groupe de travail ad hoc de l'ONU à discuter de cette proposition lors de sa prochaine réunion à New York, le 19 août, faisant ainsi écho à « l'Appel de Paris pour la haute mer » lancé en avril 2013, par le gouvernement français, et qui vise à considérer et à gérer la haute mer comme « un bien commun de l'humanité ». (LM)