Bruxelles, 19/07/2013 (Agence Europe) - Suspendue de l'initiative 'Tout sauf les armes' depuis 1997 pour son régime dictatorial, la Birmanie/Myanmar va retrouver son accès préférentiel au marché européen.
La Commission a annoncé la réouverture, vendredi 19 juillet, du marché européen aux exportations de la Birmanie/Myanmar, en récompense des efforts déployés par le pays pour améliorer son environnement politique, social et du travail. L'UE va replacer la Birmanie sous le régime de préférences commerciales 'Tout sauf les armes', qui permet aux pays les moins avancés de bénéficier d'un accès libre de droits et de contingents au marché européen pour tous leurs produits, à l'exception des armes et des munitions.
Cette décision doit s'appliquer avec effet rétroactif à compter du 13 juin 2012, date à laquelle une conférence de l'organisation internationale du travail (OIT) a pour la première fois reconnu les progrès réalisés par le pays dans le domaine des droits des travailleurs.
L'UE avait suspendu l'octroi des préférences commerciales à la Birmanie en 1997 en raison de violations graves et systématiques de conventions internationales sur le travail forcé.
« Le commerce est un facteur essentiel de stabilité politique et les préférences que l'UE accorde à ce pays ouvert aux réformes lui assurent un accès prioritaire au plus grand marché du monde. Cette décision peut avoir des effets énormes sur son développement économique et bénéficier réellement à sa population. L'UE va aussi aider le Myanmar à donner aux entreprises tant publiques que privées les moyens d'exploiter les nouvelles possibilités qui leur sont offertes », commente le commissaire Karel De Gucht.
Le Conseil et le Parlement européen s'étaient entendus en juin dernier pour lever toutes les sanctions contre le Myanmar, à l'exception de l'embargo sur les armes, et donc rétablir les préférences commerciales.
Essentiellement composées de vêtements, les exportations birmanes vers l'UE ont atteint 164 millions d'euros en 2012, soit 3% des exportations totales du pays et 0,01% des importations de l'UE. (EH)