Bruxelles, 19/07/2013 (Agence Europe) - Malgré les pressions israéliennes (EUROPE 10891), les 'lignes directrices relatives à l'éligibilité des entités israéliennes établies dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967 et des activités qu'elles y déploient aux subventions, prix et instruments financiers financés par l'UE à partir de 2014' ont été publiées comme prévu vendredi 19 juillet.
Dans un communiqué, la Haute représentante Catherine Ashton a souligné que le document « réaffirme la position de longue date » de l'UE selon laquelle les accords bilatéraux avec Israël ne couvrent pas les territoires occupés depuis 1967. « Cette disposition vise à clarifier la position de l'UE avant les négociations d'accords avec Israël lors du prochain cadre financier pluriannuel à compter de 2014 », a-t-elle expliqué. Si les dispositions ne s'appliqueront qu'à partir du 1er janvier 2014, l'UE a invité l'État hébreu « à tenir des discussions sur le champ d'application territorial des accords avec l'UE qui sont actuellement en cours de préparation ». « L'UE se réjouit de travailler avec et de consulter Israël sur un large éventail de questions bilatérales », a aussi expliqué Mme Ashton.
La Haute représentante a une nouvelle fois précisé que ces lignes directrices ne préjugent en rien de l'issue des négociations de paix israélo-palestiniennes. « L'UE est profondément engagée dans les négociations et soutient pleinement les efforts intenses du secrétaire d'État Kerry pour relancer les négociations à un stade particulièrement délicat », a-t-elle expliqué, précisant que « l'UE espère continuer à contribuer à une atmosphère propice pour une négociation significative et durable menant à un accord de paix ».
De son côté, le ministère israélien des Affaires étrangères a convié le 18 juillet les ambassadeurs français et britannique et le numéro deux de l'ambassade d'Allemagne à des discussions sur ces lignes directrices. Il leur aurait demandé de dire à leurs capitales que « ces dispositions étaient susceptibles de provoquer une crise sérieuse avec Israël ». (CG)