Bruxelles, 19/07/2013 (Agence Europe) - Le Conseil 'Affaires étrangères' pourrait décider, lundi 22 juillet, d'inscrire la branche militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l'UE.
S'il n'y a « pas encore de consensus », aucun pays ne devrait utiliser son droit de véto et il y a une « certaine convergence », a indiqué un diplomate vendredi 19 juillet. Mais la décision reste incertaine car certains pays restent préoccupés - dont l'Irlande, Malte, la République tchèque, l'Italie - en raison des répercussions possibles sur la stabilité du pays.
Selon un autre diplomate européen, les États membres veulent poursuivre l'aide humanitaire au Liban et maintenir leurs contacts avec « toutes » les forces politiques du pays. D'aucuns estiment que l'inscription de la branche militaire du mouvement libanais Hezbollah serait uniquement due à des actions perpétrées en Bulgarie et à Chypre. D'autres considèrent que son action en Syrie est aussi prise en compte.
Si une décision politique pourrait être prise, sa mise en œuvre devrait être complexe en raison de l'imbrication entre la composante armée et le reste du Hezbollah, selon un haut fonctionnaire européen. Mais, pour une autre source, c'est possible, des pays comme le Royaume-Uni l'ayant déjà fait.
L'ambassadeur libanais auprès de l'UE a rencontré, vendredi 19 juillet, le secrétaire général du SEAE, Pierre Vimont, pour lui signifier l'opposition de son pays à une telle mesure.
Égypte, Syrie, Proche-Orient au menu du Conseil
Les ministres évoqueront, par ailleurs, la situation en Égypte après la visite éclair de Mme Ashton. Ils devraient rappeler leurs attentes, dont la libération du président déchu, Mohamed Morsi.
Au menu également du Conseil, le processus de paix au Proche-Orient. Sera abordé dans de possibles conclusions le soutien de l'UE aux efforts américains dans ce domaine.
Sur la Syrie, Mme Ashton fera rapport sur la contribution de l'UE aux efforts diplomatiques internationaux et la situation sur place, notamment sur le plan humanitaire.
Les ministres exprimeront leurs inquiétudes sur le manque de progrès de la part de la Bosnie Herzégovine dans son rapprochement avec l'UE. (CG avec AN)