Bruxelles, 19/07/2013 (Agence Europe) - Le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, a participé, vendredi 19 juillet, à un débat à Berlin sur l'intérêt de la politique de cohésion pour l'emploi et la croissance.
Le débat intitulé 'La politique régionale: un moteur pour la croissance ou de l'argent perdu' a été qualifié de « chaud » par le commissaire, qui a en effet défendu son portefeuille dans un pays contributeur net au budget de la politique de cohésion (346 milliards en 2007-2013, soit un tiers du cadre financier pluriannuel). Une publication de la Commission reprenant les succès des fonds structurels en termes d'emplois et de croissance est venue alimenter le débat.
Ce document conjoint des DG Régio et Emploi, présenté à Berlin, indique que les fonds structurels de la période 2007-2013, et plus particulièrement le Fonds social européen (FSE), ont été des outils indispensables pour préserver les emplois et les maintenir en temps de crise. La Commission note que ce fut particulièrement le cas dans l'UE -12 où le FSE a été dirigé vers des politiques de marché de l'emploi actif, un financement doublant les financements nationaux en la matière. En termes de chiffres, le FSE aurait permis à 2,4 millions de personnes de trouver un emploi après 6 mois, et 12,5 millions d'autres ont pu bénéficier de formation ou d'assistance.
Le soutien des fonds structurels aux PME n'est pas négligeable non plus, puisque 20% du budget de la cohésion leur a été destiné (70 milliards d'euros). Cet argent a pris la forme de garantie, de prêts ou de services aux entreprises.
En termes de croissance, la Commission rappelle que la politique de cohésion a autant un impact à court terme, qu'à long terme en améliorant la structure de l'économie. Elle admet que les pays et régions de la convergence bénéficient plus largement de la politique de cohésion, mais que les contributeurs nets ne sont pas en reste, lorsqu'ils ont des liens commerciaux étroits avec les économies bénéficiaires. La Commission estime que les programmes de cohésion ont permis d'augmenter de 1,2% le PIB de ces dernières. (MD)