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Bulletin Quotidien Europe N° 10892
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

L'UE invitée à dire si elle compte signer l'accord d'association

Bruxelles, 19/07/2013 (Agence Europe) - L'ambassadeur ukrainien auprès de l'UE, Kostiantyn Yelisieiev, a appelé les leaders européens à dire clairement s'ils comptent signer, ou pas, l'accord d'association UE-Ukraine lors du sommet du Partenariat oriental à Vilnius, fin novembre 2013.

« Nous attendons une position claire des 28 sur la signature ou la non signature de l'accord », a-t-il répété à plusieurs reprises le 18 juillet lors d'une rencontre avec des journalistes. Plusieurs pays importants de l'UE - tels que la France, le Royaume-Uni, l'Italie ou l'Allemagne - n'ont pas encore pris position. Seules la Lituanie et la Pologne ont publiquement annoncé qu'elles veulent signer l'accord à Vilnius, a expliqué l'ambassadeur. Selon lui, s'opposer à cette signature signifie, entre autres, un manque de vision stratégique du futur de l'UE. M. Yelisieiev s'est aussi inquiété des conclusions du sommet du G8 dans lesquelles les dirigeants « saluent l'intégration économique et commerciale de la Russie avec certains pays de la région ».

« La décision sur l'Ukraine européenne est entre les mains des Vingt-huit », a expliqué l'ambassadeur, ajoutant que l'Ukraine était déterminée à signer l'accord.

Pour créer une attitude positive dans les 28 capitales, nous devons montrer des progrès tangibles dans les onze critères décidés par l'UE et l'Ukraine, a expliqué l'ambassadeur. Selon lui, depuis le sommet UE-Ukraine du 25 février 2013 (EUROPE 10793), Kiev a avancé sur tous ces critères et tous les critères seront remplis « début octobre ». « Nous pouvons utiliser tout type de prétexte, même Timoshenko, pour ne pas signer. Mais un échec serait de la responsabilité de chaque État membre individuellement. (…) Tous les prétextes peuvent être compréhensibles (…) mais pour moi ce serait une erreur », a-t-il expliqué.

Timoshenko n'est pas le symbole de l'intégration européenne de l'Ukraine

M. Yelisieiev a évoqué les cas de justice sélective en Ukraine, tels que le cas de l'ancien Premier ministre Ioulia Timoshenko, qu'il préfère appeler « certaines affaires criminelles de préoccupations particulières ». À titre personnel, il a précisé que « le cas Timoshenko ne (devait) pas être une sorte de pré-condition pour la signature de l'accord (…). On ne devrait pas donner le même poids à la question 'Timoshenko' et à l'accord d'association ». « Timoshenko est le symbole de lacunes dans la justice ukrainienne que nous sommes en train de réformer mais elle n'est pas le symbole de l'intégration européenne de l'Ukraine », a-t-il ajouté. Et l'ambassadeur de souligner que, ces dernières semaines, l'Ukraine et l'Allemagne avaient eu de nombreux contacts en vue d'« élaborer une stratégie » d'apaisement dans cette affaire. De même, la mission du Parlement européen menée par son ancien président, l'Irlandais Pat Cox, et l'ancien président polonais, Aleksander Kwasniewski, « travaille d'arrache pied » avec l'Ukraine.

La réunion ministérielle du Partenariat oriental se tiendra, lundi 22 juillet à Bruxelles, juste après le Conseil 'Affaires étrangères' qui évoquera les récents développements dans les pays du Partenariat. (CG)

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