Bruxelles, 12/07/2013 (Agence Europe) - Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la détermination du président chypriote, Nicos Anastasiades, à « continuer sur la voie de la croissance durable et a réitéré le soutien du FMI » à son gouvernement dans la mise en œuvre du programme d'ajustement, a déclaré Gerry Rice, le porte-parole du Fonds, jeudi 11 juillet lors d'une conférence de presse.
Mme Lagarde a envoyé une lettre à M. Anastasiades en réponse à la missive qu'il avait lui-même envoyé à ses créanciers en juin, les appelant à mettre en place une solution pour résoudre le problème de liquidité de la première banque du pays, la Bank of Cyprus (BoC). M. Rice a confirmé que son institution et ses partenaires de la 'troïka' (Commission européenne et BCE) fouleraient le sol chypriote dès le 17 juillet pour une mission qui devrait durer deux semaines. Les bailleurs de fonds de l'île devraient en principe pouvoir examiner l'évaluation des actifs menée par KPMG, dont les résultats sont attendus aux alentours du 20 juillet.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, avait également répondu à la lettre du président Anastasiades et avait soulevé la question auprès des chefs d'État et de gouvernement de l'UE lors du Sommet. Ceux-ci avaient alors mandaté le PE et le Conseil pour examiner les flexibilités du cadre financier pluriannuel pour tenter d'aborder la situation « particulièrement difficile » de l'île, dans le cadre de la procédure budgétaire annuelle. Le président de la BCE, Mario Draghi, avait pour sa part reçu la délégation chypriote, les discussions étant appelées à se poursuivre.
La Russie a par ailleurs annoncé jeudi être parvenue à un accord préliminaire sur la restructuration du prêt de 2,5 milliards d'euros accordé à l'île en 2011. L'ambassadeur russe à Nicosie, Vyacheslav Shumskiy, a déclaré sur la chaîne Sigma que le deal était presque prêt à être signé. Il a vu d'un mauvais œil le fait que les décisions sur le plan de sauvetage pour Chypre aient été décidées en une nuit, sans consultation de la Russie. Il a confirmé que le président Anastasiades avait essayé sans succès de contacter le président russe Vladimir Poutine le 15 mars, le soir où l'Eurogroupe a pris la décision d'imposer une décote aux déposants des banques chypriotes. (EL)