Bruxelles, 12/07/2013 (Agence Europe) - Les voix se succèdent pour garantir que tous les prêts accordés à la Grèce seront, euro après euro, remboursés.
Après une première mise au point par le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, ce sont la chancelière allemande, Angela Merkel, et son ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, qui ont abondé dans ce sens. Dans une interview parue vendredi 12 juillet dans Maerkische Oderzeitung et Sudwest Presse, Mme Merkel a déclaré ne « pas voir » la possibilité d'un effacement d'une partie de la dette grecque, dont elle a estimé le coût pour les Européens à plusieurs milliards d'euros.
M. Schaüble a pour sa part fait écho aux propos de M. Dijsselbloem (EUROPE 10886). Tous deux ont mis l'emphase sur l'impact sur les futurs potentiels investisseurs en cas de défaut partiel de la Grèce consenti par les Européens. « Personne d'autre (que la Grèce) ne peut assumer ses obligations », a-t-il estimé. Et d'ajouter que la zone euro examinerait la possibilité d'étendre l'aide à la Grèce. Mercredi, son collègue néerlandais avait tenu des propos similaires, plutôt de nature à rassurer le FMI pour qui une visibilité de financement sur un an est nécessaire. Sur ce point, le porte-parole du FMI, Gerry Rice, a expliqué jeudi qu'il n'y aurait pas de trou de financement avant juillet 2014 et a souligné l'engagement des Européens « à fournir un futur financement adéquat pour la Grèce ». Et d'ajouter qu'« à la condition que les actions soient prises et mises en œuvre », le FMI poursuivrait son soutien au sein de la 'troïka'. Les autorités grecques ont jusqu'au 19 juillet pour appliquer les actions préalables nécessaires au déblocage de la prochaine tranche de prêt. M. Rice a précisé que la réduction temporaire de la TVA sur les services de restauration, chère aux autorités grecques, faisait partie des discussions qui se poursuivent. (EL)