Bruxelles, 12/07/2013 (Agence Europe) - Dans un avis sur la révision de la directive tabac, le Comité économique et social européen (CESE) invite la Commission européenne à « trouver le juste équilibre entre économie, emploi et santé ». Reconnaissant que la santé doit rester prioritaire, le CESE appelle néanmoins à ne pas négliger l'importance économique d'un secteur qui emploie actuellement près d'1,5 million de personnes dans l'Union européenne, dont 400 000 en milieu rural. Le CESE voit dans la révision de la directive « une menace qui pèse sur l'emploi dans les zones rurales où aucune autre alternative n'a été développée et où les subventions de la PAC ne sont plus disponibles ».
S'interrogeant sur l'efficacité des mesures proposées par la Commission, le CESE préconise des actions de prévention auprès des enfants et des adolescents en milieu scolaire et de promouvoir les campagnes de sensibilisation. « L'inclusion d'avertissements sanitaires couvrant 75% des deux faces d'un paquet de cigarettes(…) ne repose pas sur des preuves scientifiques définitives », peut-on lire dans le rapport. Le CESE considère que cette mesure pourrait détruire de nombreux emplois dans l'industrie de l'emballage. Quant à l'uniformisation des formats des paquets et du goût des cigarettes, via l'interdiction des arômes, elle conduirait à « accroître la contrebande en satisfaisant la demande du public par le biais de canaux illégaux », entraînant une perte de revenus fiscaux pour les États membres. (LM)