Bruxelles, 12/07/2013 (Agence Europe) - Bien pour l'environnement, passable pour la crise alimentaire. C'est en peu de mots l'accueil réservé le 11 juillet par Greenpeace au vote de la commission parlementaire de l'environnement sur la proposition de directive ILUC pour plafonner la production des biocarburants produits à partir de sources alimentaires, prendre en compte l'impact de ces biocarburants de première génération sur les émissions de gaz à effet de serre, encourager les biocarburants de deuxième ou de troisième génération et limiter l'impact négatif des agrocaburants sur les pays en développement (EUROPE 10886 ). Aussi l'ONG appelle-t-elle le Parlement européen à faire mieux, lorsqu'il se prononcera en session plénière en septembre.
« Les députés ont fait des pas de géant pour mettre des garde-fous contre les impacts environnementaux négatifs des biocarburants, mais ils ont manqué une occasion de réduire la consommation de biocarburants qui concurrencent l'alimentation. Quand le Parlement européen se réunira pour le vote en session plénière cet automne, il devrait se rendre à l'évidence et tourner le dos aux biocarburants nocifs », a déclaré Sébastien Risso, directeur pour la politique des biocarburants chez Greenpeace.
« Compte tenu du sévère lobbying exercé par l'industrie des biocarburants » dénoncé par l'ONG à l'issue du vote, Greenpeace juge que la commission de l'environnement a fait des recommandations encourageantes pour remédier aux travers de la politique européenne actuelle en matière de biocarburants, mais que ce cela ne saurait suffire pour mettre un terme à la crise ' carburants vs nourriture' engendrée par ces agrocarburants issus de cultures vivrières qui entrent en concurrence avec l'alimentation dans les pays en développement. (AN)