Bruxelles, 11/06/2013 (Agence Europe) - Les initiatives européennes pour l'emploi des jeunes se multiplient et ne sont plus le seul apanage des gouvernements européens (mini sommet à Rome le 14 juin et à Berlin le 3 juillet), mais aussi des partenaires sociaux. Ceux-ci ont présenté, mardi 11 juin, un cadre d'action de lutte contre le chômage des jeunes à destination des autorités publiques et des partenaires sociaux nationaux. Quatre grandes priorités sont visées: l'apprentissage, la transition, l'emploi et l'entrepreneuriat.
La Confédération européenne des syndicats (CES), le Centre européen des entreprises publiques (CEEP), Business Europe, l'UAEPME ont élaboré conjointement ce cadre, sur base d'une vingtaine de cas de bonnes pratiques, et l'ont présenté à Bruxelles mardi, avant une présentation dans plusieurs capitales européennes. Ils tentent d'apporter une réponse au constat de la « génération perdue » que sont les 23,5% de jeunes sans emploi dans l'UE. Les partenaires sociaux ont retenu l'apprentissage, la transition, l'emploi et l'entrepreneuriat comme priorités, et ils présentent un mélange de recommandations et d'actions à court et à long termes en partant du principe que le chômage des jeunes est un problème structurel, exacerbé par la crise. Toutefois, le quatuor ne veut pas « dicter aux États membres ou aux partenaires sociaux quoi faire », a expliqué Bernadette Segol, secrétaire générale de la CES, mais espère que ce cadre sera bel et bien traduit par des actions concrètes. « L'objectif est le plein emploi », a-t-elle encore précisé, insistant sur la qualité de l'emploi. Il faut « que les jeunes ne soient pas pauvres ou exploités », et éviter de « mettre les plus de 50 ans dehors ». Pour Business Europe, le directeur général Markus J. Beyer a affirmé qu'il est important de rendre le marché du travail moins rigide. Plaidant pour la flexibilité il a précisé qu'elle ne doit pas être synonyme de précarité ni d'abus au nom de cette flexibilité. Les inquiétudes de l'UEAPME se concentrent sur le manque de travailleurs qualifiés et sur l'inadéquation entre les offres d'emploi et les compétences. La directrice des affaires sociales au sein de l'association, Liliane Volozinskis, a répété qu'il fallait accompagner les jeunes vers l'entrepreneuriat. Bien sûr, les actions mises en avant par les partenaires sociaux nécessitent des ressources. « Pour être pleinement effectives, ces mesures doivent être incitées par des moyens financiers européens, comme les 6 milliards d'euros de l'initiative pour l'emploi des jeunes », a-t-elle mis en avant. (MD)