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Bulletin Quotidien Europe N° 10864
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ÉCONOMIE / (ae) Économie

Réduction des déficits, tous les États logés à la même enseigne

Bruxelles, 11/06/2013 (Agence Europe) - Les Pays-Bas doivent réaliser un « effort structurel de 1%, équivalent à 6 milliards d'euros » en 2014, a préconisé le commissaire chargé des Affaires économiques, Olli Rehn, mardi 11 juin lors d'un débat au parlement néerlandais.

Si cet effort est atteint et si l'on constate qu'il y a eu « une détérioration inattendue de la situation économique », l'exécutif européen pourrait considérer une nouvelle extension de délai pour atteindre les objectifs budgétaires en termes primaires, a-t-il aussi considéré, tout en estimant « prématuré de parler de nouvelles discussions » à ce sujet. Il s'est dit conscient des projections économiques publiées lundi par la Banque centrale du pays et qui prévoient un déficit de 3,9% du PIB pour 2014. La gouvernance économique de l'UE « ne peut pas être une science exacte », a-t-il reconnu, ajoutant qu'à ce stade ses services travaillaient sur base des prévisions économiques de printemps compilées par la Commission européenne.

Prévoyant pour les Pays-Bas un déficit public de 3,6% en 2013 et 2014 à politique constante, la Commission a recommandé une année supplémentaire aux Pays-Bas pour réduire son déficit excessif à 2,8% du PIB en 2014. Amsterdam doit présenter d'ici au 1er octobre les mesures envisagées pour y parvenir. M. Rehn a expliqué le chiffre de 2,8% par la nécessité d'avoir une « marge de sécurité » sous le seuil de 3%. Comme secteurs à problèmes, il a cité le marché immobilier où « la rigidité et les déséquilibres continuent d'avoir des effets négatifs sur l'économie », ainsi que le marché du travail qui pourrait être rendu plus efficace.

Aux critiques des députés néerlandais sur la décision de ses services d'accorder deux années de plus à certains pays comme la France, le commissaire a réitéré que « le répit » alloué devait « être utilisé pour les réformes structurelles ». Les règles sont les mêmes pour tout le monde, a-t-il assuré. Et de souligner que, malgré le « calme relatif que l'on peut voir dernièrement sur les marchés, le moment n'est pas à la complaisance ». Enfin, le commissaire a estimé bon de se baser sur une série d'indicateurs sociaux pour préparer les politiques économiques, faisant de la lutte contre le chômage des jeunes une priorité absolue. (EL)

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