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Bulletin Quotidien Europe N° 10864
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ÉCONOMIE / (ae) grÈce

Privatisation de DEPA, Athènes appelée à retenter le coup

Bruxelles, 11/06/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a appelé les autorités grecques, mardi 11 juin, à relancer « au plus vite » le processus de privatisation de la firme de gaz naturel DEPA, qui n'a suscité l'intérêt d'aucun investisseur lundi (EUROPE n° 10863). « Le résultat du processus de privatisation est important du point de vue des revenus, élément crucial du programme d'ajustement en cours », mais a également un impact sur la réforme du secteur de l'énergie, a indiqué un porte-parole de la Commission. Athènes doit donc relancer la machine au plus tôt « pour minimiser les possibles effets sur le calendrier et sur les recettes du programme de privatisation ». L'objectif pour 2013 est fixé à 2,6 milliards d'euros. Depuis les Pays-Bas, le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a estimé qu'il était trop tôt pour parler d'une réduction de cet objectif.

De son côté, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a déclaré mardi lors d'un point presse avec le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, que les problèmes rencontrés dans le cadre des privatisations seraient « surmontés », ajoutant que « les allégations selon lesquelles de nouvelles mesures (d'austérité) seront nécessaires sont des absurdités ». Quant aux rumeurs selon lesquelles la Commission européenne a bloqué l'offre du géant russe Gazprom pour DEPA, il a estimé que la procédure avait été « correcte ». De son côté, l'exécutif européen a insisté sur le fait que la conception et l'exécution du programme de privatisation relevait de la responsabilité des autorités grecques. La firme Gazprom a quant à elle expliqué que sa décision de ne pas soumettre d'offre incombait « au manque de viabilité commerciale de l'opération ».

L'échec de la privatisation de la société DEPA est une mauvaise nouvelle pour les autorités grecques, qui tentent de convaincre leurs créanciers de diminuer la TVA sur les services de restauration. Le FMI estime qu'il n'y a pas l'espace nécessaire pour un relâchement des efforts. La Commission, plutôt en ligne avec le FMI sur ce point, a prôné la prudence pour ne pas mettre à mal les objectifs budgétaires (EUROPE n° 10860). Déterminées, les autorités grecques ont demandé à leurs bailleurs de fonds une « mise à l'essai » de cette réduction de TVA, selon une source du ministère des Finances grec. (EL)

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