Bruxelles, 11/06/2013 (Agence Europe) - Le président de la République slovène, Borut Pahor, a émis le vœu d'une nouvelle Convention sur l'avenir de l'Europe, mardi 11 juin à Strasbourg, lors d'une allocution à la session plénière du Parlement européen.
Je souhaite « une nouvelle Convention pour l'avenir de l'Europe » destinée à donner une vision au projet d'intégration européenne et capable de répondre aux besoins de nos populations, a déclaré M. Pahor. Il a caractérisé cette vision d'« États-Unis d'Europe », plus tard lors d'un point presse. Ce nouvel élan qu'il a appelé de ses vœux devrait être en mesure de combattre « l'euroscepticisme » qui monte partout en Europe et « pour la première fois en Slovénie » et qui pourrait être doté d'un « vrai pouvoir de nuisance » s'il réalise une percée aux élections européennes de mai 2014, a-t-il averti. Et M. Pahor de prendre le contre-pied de ceux pour qui transférer des compétences au niveau européen aboutit forcément à une perte d'indépendance nationale.
L'ancien eurodéputé a fait part de sa conviction que la Slovénie sera en mesure de surmonter ses difficultés économiques actuelles et de redevenir « un exemple » dans l'UE. Saluant le travail du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, il a estimé qu'il ne fallait pas avoir peur de la 'troïka' mais plutôt « légitimer » son action d'un point de vue démocratique. Le président du PE, Martin Schulz, a dit sa « confiance » dans la capacité du pays à résoudre ses « problèmes » et « tensions » internes.
Échappant de justesse à l'ouverture d'une procédure pour déséquilibres macroéconomiques excessifs, Ljubljana devrait officiellement obtenir deux ans de plus, jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous la barre des 3% du PIB (EUROPE n° 10855). Le pays devra impérativement assainir son secteur bancaire à travers un examen indépendant de la situation du secteur et la mobilisation de la 'bad bank' slovène chargée de reprendre les actifs bancaires toxiques. Selon la Commission, la Slovénie devrait connaître une nouvelle récession en 2013 (chute du PIB de 2%) après celle de 2012 (chute du PIB de 2,3%).
ARYM. Interrogé sur la perspective européenne des pays des Balkans, M. Pahor a souligné l'importance de « donner une date » à l'ARYM pour l'ouverture des négociations d'adhésion à la condition qu'un délai soit fixé pour régler définitivement la question du nom du pays avec la Grèce. « Si nous ne le faisons pas, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine seront oubliées », a-t-il estimé. (MB)